L’art est toujours plus abstrait que nous ne l’imaginons. La forme et la couleur nous parlent de forme et de couleur, et tout s’arrête là.
Écrivain, 1854-1900 Image : Napoleon Sarony / Adam Cuerden, Domaine public, Wikimedia Commons L’art est toujours plus abstrait que nous ne l’imaginons. La forme et la couleur nous parlent de forme et de couleur, et tout s’arrête là.
Écrivain, 1854-1900 Image : Napoleon Sarony / Adam Cuerden, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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Le Portrait de Dorian Gray (1891)
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L’œuvre d’art peut même nous émerveiller tant que soudain elle nous happe et nous absorbe.
L’art n’est pas d’arriver avec des idées neuves mais d’interpréter ces idées qui nous entourent depuis toujours.
L’art nous dit quelque chose, même là où nous pensons qu’il ne nous le dit pas. C’est sa force, la force de la littérature, du cinéma, de la peinture.
L’Art n’a rien à démêler avec l’artiste. Tant pis s’il n’aime pas le rouge, le vert ou le jaune ; toutes les couleurs sont belles, il s’agit de les peindre.
L’art, c’est le temps arrêté.
L’art est une évasion de la réalité.
Et quand l’art nous convie au festin émerveillé, parfois il se pare de la mélancolie qui s’attache à la connaissance de notre finitude. Cette association secrète entre deux sentiments qu’on aurait pu croire contradictoires nous indique que l’émerveillement est souvent composite.
L’art meurt-il jamais ? Il se métamorphose, il s’adapte aux circonstances.
L’œuvre peinte nous avertit mieux que la chose ; elle nous arrête ; elle nous ramène. Elle finit par nous apprendre qu’il vaut mieux voir un même tableau cent fois qu’en voir cent une fois ; mais il faut aider l’œuvre, mettre de soi, jurer de soi.
Tout doit être transposé. Parce que, n’est-ce pas, l’art c’est avant tout la transposition.

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