On peut se sacrifier pour ses propres idées, mais pas pour la folie des autres.
Écrivain, 1881-1942On peut se sacrifier pour ses propres idées, mais pas pour la folie des autres.
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Un mariage à Lyon
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À force de vivre dans les mêmes idées, de ne voir qu’une chose, si on la veut avec ardeur on ne remarque plus le crime de ses désirs.
Oui, notre folie va jusque-là, de nous faire prendre pour but suprême de nos efforts l’opinion d’autrui.
En général, est par métier disposé à se sacrifier celui qui ne sait pas autrement donner un sens à sa vie.
Ce n’est pas la crainte de la folie qui nous forcera à laisser en berne le drapeau de l’imagination.
On va me croire changé, mais il est vrai qu’on fait pour les autres ce qu’on n’oserait pour soi-même.
On peut laisser penser aux indifférents ce qu’ils veulent ; mais c’est un crime de souffrir qu’un ami nous fasse un mérite de ce que nous n’avons pas fait pour lui.
Il n’y a qu’avec les gens avec qui nous créons la vie qu’on peut parler de la mort et anéantir les visions de destruction. Jusqu’à leurs souvenirs même.
Le courage c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de n’en pas être accablé et de continuer son chemin.
Nous vivons avec des idées qui, si nous les éprouvions vraiment, devraient bouleverser toute notre vie.
Il est inutile de se battre pour une idée. Quand une idée est bonne, elle fait son chemin toute seule.

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