J’ai peur de ces choses immuables, comme la pluie, la nuit qui tombe, la mort après l’amour, l’enfer après la mort. S’il existe une éternité, c’est celle de la souffrance toujours répétée.
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- Aimer, c’est vivre dangereusement.
- Et si l’amour devait être déçu par la mort, - le ver d’une telle désillusion - rongerait toutes choses, - et les étoiles même se faneraient - et deviendraient obscures.
- L’amour, la gloire, l’ambition, l’avarice - rêves ! - Rêves inutiles et mauvais, et dont pas un n’est meilleur ni pire, car ce n’est toujours qu’un même météore sous des noms différents, et la mort est la sombre fumée où va s’éteindre sa flamme.
- L’espoir est un soleil brillant Qui éclaire chaque matin. L’amour est un vent puissant Qui chasse tous les chagrins. L’avenir est une route déserte Et je n’ai pas peur de demain.
- Dans l’appréhension de la mort, il y a trois peurs distinctes, l’inconnu de la date où l’on mourra, l’inconnu de la manière dont on mourra et l’inconnu de la mort elle-même.
- La crainte du Seigneur est une source de vie pour éviter la chute qui donne la mort.
- Et à la vérité ce que nous disons craindre principalement en la mort, c’est la douleur, son avant-coureuse coutumière.
- La peur de mourir résulte de la peur de vivre. Une personne qui vit pleinement est prête à mourir à tout moment.
- Equilibre dangereux, le mien, danger de mort d’âme. La nuit d’aujourd’hui me regarde avec torpeur, patine et glu. Je veux, au sein de cette nuit qui est plus longue que la vie, je veux, au sein de cette nuit, la vie crue et sanglante et pleine de salive.
- Mais, de même que tout est mortel dans la nature, de même toute nature atteinte d’amour est mortellement atteinte de folie.
- A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d’une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l’éternité.
- Je venais de perdre mon premier amour, celui qui marque le plus douloureusement; sans doute parce qu’à mon âge, stupidement, on a la naïveté de le croire éternel. Mais s’il l’était vraiment éternel l’appellerait-on encore premier ?
- Une maladie, un deuil, on en parle... Mais un chagrin d’amour scelle les mots au bord des lèvres comme si une incompréhensible pudeur devait les retenir nous empêchant de les communiquer aux autres.
- L’infini fait autant de peur à notre vue qu’il plaît à notre âme.
- Faites donc pleuvoir sans cesse au fond de nos coeurs, des torrents de tendresse pour que règne l’amour, jusqu’à la fin des jours.