Il n’est pas de bonnes blessures pour la liberté, elles sont toutes mortelles.
Homme d'État, 1916-1996Il n’est pas de bonnes blessures pour la liberté, elles sont toutes mortelles.
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Mitterrand en toutes lettres (1971-1994)
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Nous faisons une situation fausse aux morts en les raccrochant à notre vie. C’est leur enlever, s’ils en ont une, leur liberté de mort.
On n’a droit de faire mourir, même pour l’exemple, que celui qu’on ne peut conserver sans danger.
La mort n’est rien. Ce qui importe, c’est l’injustice.
Tous les morts ne sont pas sous terre. L’humiliation est pire que la mort.
La liberté n’est pas n’importe quoi !
Elle est paradoxale ; pas de liberté sans la vie et pas de vie sans la mort !
Là où la vie n’avait aucune valeur, la mort avait parfois son prix. C’est pourquoi les tueurs de primes sont apparus.
Qui a peur de mourir n’est pas digne de vivre.
Pas de liberté pour les ennemis de la liberté.
La mort peut engendrer la vie, mais l’oppression ne peut engendrer rien d’autre qu’elle-même.
La mort, gendarme féroce, est inflexible dans ses arrêts.

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