D’ordinaire, une vie s’inscrit entre deux nombres qui délimitent le parcours terrestre, l’entrée et la sortie, à charge pour celui-là, l’évoqué mathématique, de résoudre cette équation pleine d’inconnu que pose l’entre-deux.
ÉcrivainD’ordinaire, une vie s’inscrit entre deux nombres qui délimitent le parcours terrestre, l’entrée et la sortie, à charge pour celui-là, l’évoqué mathématique, de résoudre cette équation pleine d’inconnu que pose l’entre-deux.
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C’est là la difficulté de la vie, de distinguer, entre les êtres et les objets, celui qui est l’otage du destin.
Rien n’est droit dans l’existence. La vie ressemble à un immense terrain accidenté, parsemé d’obstacles, de virages et de détours, une sorte de labyrinthe bourré de pièges dans lequel la ligne droite n’existe pas.
La vie est et sera toujours une équation incapable d’être résolue, mais elle contient certains facteurs connus.
La circonférence est dans le point, le fruit dans la graine, dieu, l’infini, dans la finitude : sage est celui qui Le cherche au-dedans de l’univers fini.
La vie comprend deux périodes distinctes d’inégale longueur : l’une qui s’apparente à l’éternité parce qu’on y voit ni mal ni fin, l’autre qu’on appelle la vie quand il s’avère qu’elle s’achemine vers la cessation.
Cette étrange mathématique qui veut qu’un bonheur partagé est multiplié par deux.
Peu importent les distances : la vie se charge de les anéantir et le temps ne connaît pas l’espace.
Ce qu’on appelle la vie n’est qu’un bref épisode entre deux grands mystères qui n’en font en fait qu’un seul.
Les mathématiques, science de l’éternel et de l’immuable, sont la science de l’irréel.
C’est le propre des êtres vivants de faire aimer la vie, même sous la forme d’une équation du second degré.

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