Nous sommes des ondes sonores et lumineuses ralenties, un faisceau ambulant de fréquences syntonisées dans le cosmos. Nous sommes des âmes vêtues de vêtements biochimiques sacrés et nos corps sont les instruments à travers lesquels nos âmes jouent leur musique.
Image : Nous sommes des ondes sonores et...

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- Peter Brook dit que les chefs d’orchestre ont en général un corps souple et vivant jusqu’au grand âge, parce qu’ils ne font pas d’«exercice» mais se servent de leur corps pour signifier, éclairer, communiquer, interpréter une musique.
- Notre système nerveux n’est pas un vain mot ni une invention. C’est un corps physique composé de fibres. Notre âme est située dans l’espace et se place en nous comme les dents dans la bouche. On ne peut sans cesse la violenter impunément.
- Nous sommes des êtres tridimensionnels : corps, mental, esprit.
- Rien n’est étranger. On est arbre, fleuve, multiple au familier mystère. Puis peu à peu la pluie s’apaise. Il y a une lumière de cristal. Le corps bouge et le temps se décompte. On est réalité revenue au visible.
- Les climats, les saisons, les sons, les couleurs, l’obscurité, la lumière, les éléments, les aliments, le bruit, le silence, le mouvement, le repos, tout agit sur notre machine, et sur notre âme.
- L’énergie des esprits est abondante. On la regarde sans la voir. On l’écoute sans l’entendre. Sa substance et sa forme ne peuvent être perçues. Bien que l’on ne puisse la toucher, elle est manifeste, pareille à l’Océan, et sa réalité ne peut être niée.
- La musique est en moi. Je la sens partout à la fois. Serait-elle un fluide mystérieux doué d’ubiquité ou un philtre magique que l’ouïe absorbe pour la dispenser dans toutes les cellules et nous apporter l’évasion.
- Il en va de la pensée et des sentiments comme de l’ADN. Cette chaîne qui est supposée nous définir en propre et dont les revues nous dessinent volontiers le curieux collier. Les êtres qui nous touchent sont autant d’éléments constitutifs et nous renvoient à d’autres, qui nous renvoient à d’autres, fictifs, réels, aperçus ou aimés la vie durant.
- Fondamentalement, le rapport le plus direct de l’homme au Divin se trouve dans la musique pour une raison simple. C’est que la musique, c’est une façon de transformer du bruit en beauté, c’est-à-dire de la violence...
- Chacun de nous a trois existences. Une existence de chose : nous sommes un corps. Une existence d’esprit : nous sommes une conscience. Et une existence de discours : nous sommes ce dont les autres parlent.
- La musique, le plus sensuel des arts pour les âmes amoureuses, fut le truchement de leurs idées, et ils prenaient plaisir à répéter une même phrase en épanchant la passion dans ces belles nappes de sons où leurs âmes vibraient sans obstacle.
- Je vois mon corps comme un instrument, plutôt qu’un ornement.
- Le déni de l’anatomie et du corps comme destin ne date pas d’hier. Il fut bien plus virulent dans toutes les sociétés antérieures à la nôtre. Ritualiser, cérémonialiser, affubler, masquer, mutiler, dessiner, torturer – pour séduire : séduire les dieux, séduire les esprits, séduire les morts. Le corps est le premier grand support de cette gigantesque entreprise de séduction.
- Il y a dans la voix, dans le regard, dans tout l’être de ceux que nous aimons, un fluide magnétique, une sorte d’auréole, non visible, mais sensible au toucher de l’âme, si je peux parler ainsi, qui agit puissamment sur nos sensations intimes.
- L’âme de Dieu est mathématique, contrapuntique, harmonique et mélodique. Le diable, envieux et furieux, fait beaucoup de bruit autour pour empêcher qu’on l’entende.