Les nouvelles amours sont à leur naissance comme les jeunes oiseaux, qui n’ont besoin d’abord que de chaleur et d’être couvés; ce n’est que plus tard qu’il leur faut de la nourriture.
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- Ce qui fait un couple, c’est la nourriture : un couple c’est quand deux respirent le même air, avalent la même nourriture - la même amertume ou la même joie. Et ces deux-là, qu’est-ce qu’ils mangent ? Ils mangent de la souffrance, du malheur.
- J’ai compris pourquoi nous faisons pleurer les violons. Nous sommes un peuple du soleil et si nous sommes venus jusque dans les brumes, c’est seulement pour chercher refuge et nourriture.
- Et notre monde d’abondance est si pauvre que toute créature vivante y attache le plus grand prix à la nourriture, lutte pour elle et, encore aveugle, cherche les mamelles de sa mère.
- Quand une femme revient de la nourriture de son premier enfant à la vie ordinaire, elle reparaît charmante; elle retourne au monde embellie.
- Dans l’exaltation de la jeunesse et dans la fièvre du désir, l’attente et l’incertitude font partie intégrante des délices que l’amour promet.
- L’amour est pour rien, ou pour peu de chose dans toutes ses liaisons. Comme le papillon, il ne s’arrête à chaque fleur que pour un instant : un amusement passager est tout son objet.
- Nos histoires se vengent bien de nous. Nous ne savons pas tout de suite que l’amour meurt comme une saison. Ce printemps-ci est plus fulgurant que tous les printemps passés de ce pays.
- Pour qu’un amour soit inoubliable, il faut que les hasards s’y rejoignent dès le premier instant comme les oiseaux sur les épaules de saint François d’Assise.
- Si les petits des oiseaux tétaient, avec leur bec pointu, ils feraient très mal aux seins de leurs mamans. C’est pourquoi ils ne tètent pas. Dieu fait bien ce qu’Il fait.
- Autant d’oiseaux au monde - Autant de lettres d’amour - Que le facteur apporte - Et glisse sous les portes - C’est le courrier du coeur - Le courrier du bonheur.
- On doit essayer de manger un peu plus local, et de montrer aux enfants que des gens cultivent des produits chez nous tous les jours. Le répéter et le défendre, c’est aussi notre mission de cuisinier.
- On sait assez que l’inquiétude de cet âge est une soif d’aimer, et le propre de la soif est de n’être pas excessivement difficile sur la nature du breuvage que le hasard lui présente.
- Car l’amour d’une femme est semblable à l’enfant - Qui, las de ses jouets, les brise triomphant, - Foule d’un pied volage une rose immobile - Et suit l’insecte ailé qui fuit sa main débile.
- Dieu ! Pourquoi l’orphelin dans ses langes funèbres - Dit-il : «J’ai faim. » L’enfant, n’est-ce pas un oiseau ? - Pourquoi le nid a-t-il ce qui manque au berceau ?