La mort est le prolongement horizontal d’un rêve factice, la vie n’étant pas vérifiable.
Écrivain, 1879-1953La mort est le prolongement horizontal d’un rêve factice, la vie n’étant pas vérifiable.
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Poèmes (French Edition)
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La mort d’un rêve n’est pas moins amère que la mort, et, en vérité, elle réclame de qui l’a perdu un deuil tout aussi profond.
La vie est un rêve dont la mort nous réveille.
Une vie inutile est une mort anticipée.
La vie s’exprime par des parenthèses. La mort par un point.
Impossible de savoir les plus simples vérités. Sinon que la mort n’est pas une solution à l’énigme de la vie.
Mais la mort ne peut être imaginée, puisqu’elle est l’absence d’images. Elle ne peut être pensée, puisqu’elle est l’absence de pensée. Il faut donc vivre comme si nous étions éternels. Ce qui, pour chacun de nous, mais pour lui seul, est vrai.
La mort est la face de la vie qui est détournée de nous, qui n’est pas éclairée de nous.
La vie, c’est peut-être cela, un rêve terrifiant.
La mort, si nous voulons nommer ainsi cette irréalité, est la chose la plus redoutable.
L’une des plus grandes illusions consiste à oublier que la vie est captive de la mort.

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