Malheureux que nous sommes, cette force aveugle, qui dirige les astres et les atomes, compose de nos vicissitudes l’ordre universel !
Écrivain, 1844-1924 Image : Nobel Foundation, Domaine public, Wikimedia Commons Malheureux que nous sommes, cette force aveugle, qui dirige les astres et les atomes, compose de nos vicissitudes l’ordre universel !
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La Révolte des anges (1914), chapitre 16
… Mais qui de nous peut se vanter d’être sage? La prévoyance des hommes est courte et leur prudence sans cesse déjouée. Les coups du sort sont inéluctables; nul ne saurait éviter sa destinée. Il n’est conseil ni soins qui puissent prévaloir contre la fatalité.Malheureux que nous sommes, cette force aveugle, qui dirige les astres et les atomes, compose de nos vicissitudes l’ordre universel!Notre malheur importe à l’harmonie des mondes. Ce jour était le jour du relieur, que le cours des saisons ramenait deux fois l’an, sous le signe du Bélier et sous celui de la Balance. Ce jour-là, dès le matin, M. Sariette préparait le train du relieur; …
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il pour œil, et le monde entier est aveugle.
Rien ne nous arrêtera. La route vers les étoiles est raide et dangereuse. Mais nous n’avons pas peur… Les vols spatiaux ne peuvent pas être arrêtés. Ce n’est pas le travail d’un homme ou même d’un groupe d’hommes. C’est un processus historique que l’humanité réalise conformément aux lois naturelles du développement humain.
Quand j’imagine la Terre avec mon télescope intérieur chaque rire, pleur et cri de douleur, chaque pensée, rêve et sentiment est un atome de ce monde en expansion. Autant dire que c’est un sacré bazar, essayez d’imaginer une mappemonde avec ça.
Personne, pourtant, ne fait exception sur cette terre. Chacun de nous est susceptible de voir sa vie voler en éclats, quel que soit sa force de caractère.
Nous avançons furtifs, confiants, hasardeux, dans un monde infini où l’on ne tient que deux.
Le berceau balance au-dessus d’un abîme, et le sens commun nous apprend que notre existence n’est que la brève lumière d’une fente entre deux éternités de ténèbres.
Que serait un univers sans conscience aucune qui le réfléchisse et le connaisse ? Que serait la raison objectivée, sans volonté ni sentiment ? Pour nous, la même chose que le néant ; mille fois plus épouvantable que lui.
Comme tout ce qui existe est beau par la seule force qu’il a d’exister !
Le monde tout entier aspire à la liberté, et pourtant chaque créature est amoureuse de ses chaînes. Tel est le premier paradoxe et le nœud inextricable de notre nature.
Quand nous parlons de l’humain, nous avons une conception de l’humanité dans son ensemble, avant d’appliquer des méthodes scientifiques pour comprendre son mouvement, nous devons l’accepter comme une réalité physique. Mais quelqu’un peut-il douter aujourd’hui du fait que tous les millions d’individus et tous les innombrables types et caractères constituent une unité ?

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