Mais le bonheur, où est-il ? c’est un souris qui s’efface, une voix qui se fait entendre en cessant, un rapt, un transport précaire, et le ravissement de notre découverte est mêlé à nos sanglots.
Écrivain, 1868-1955Mais le bonheur, où est-il ? c’est un souris qui s’efface, une voix qui se fait entendre en cessant, un rapt, un transport précaire, et le ravissement de notre découverte est mêlé à nos sanglots.
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Le bonheur, songea-t-elle, est fait de petites choses. On l’attend toujours avec une majuscule, mais il vient à nous sur ses jambes frêles et peut nous passer sous le nez sans qu’on le remarque.
Quand l’orgueil vient, le bonheur s’en va.
Puisse notre sort, tel qu’il est, durer autant que notre vie ! L’esprit s’orne, la raison s’éclaire, l’âme se fortifie, le cœur jouit : que manque-t-il à notre bonheur ?
C’est bien là notre bonheur humain : un moment, l’extase nous berce au fil du courant, puis il nous faut ramer douloureusement contre elle…
Notre fragile bonheur d’ici-bas n’est-il donc point l’attestation d’un autre bonheur complet, comme la terre, fragment du monde, atteste le monde ?
Le malheur vient tout seul, le bonheur, il faut aller le chercher.
Le bonheur est un combat d’encerclement, un jeu de go. Je tuerai la douleur en l’étreignant.
Le bonheur, cette joie aiguë qui bouleverse le cœur, cette espèce de spasme de l’âme.
Que mon bonheur est empoisonné ! Que la vie est courte ! Qu’il est triste de chercher le bonheur loin de vous ! Et que de remords si on le trouve !
Je suis dans un de ces moments où je vois si nette la piste de ce gibier qui s’appelle le bonheur.

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