Lorsque nous sommes attentifs, profondément en contact avec le moment présent, notre compréhension de ce qui se passe s’approfondit et nous commençons à être remplis d’acceptation, de joie, de paix et d’amour.
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- Méditer c’est regarder profondément dans le coeur des choses.
- Après avoir parlé de l’acte principal de la charité, qui est l’amour, nous avons à nous occuper des effets qui en découlent. Et d’abord, des effets intérieurs; puis des effets extérieurs. En traitant des effets intérieurs, nous avons à considérer : premièrement, la joie; secondement, la paix; troisièmement, la miséricorde.
- Un temps viendra où vous découvrirez qu’en gagnant une brève joie, vous avez perdu votre paix pour toujours.
- Toutes les émotions positives, joie, bonheur, surviennent quand on se sent en lien harmonieux avec le monde, alors que les émotions négatives sont toujours des marqueurs de rupture entre le monde et nous, que ce soit la colère, la tristesse ou la peur.
- La joie est là et il nous faut apprendre à la voir, à l’accueillir, à la laisser émerger. C’est la joie qui mène au renoncement et non l’inverse.
- L’amour, le bonheur, la justice... On essaie de donner des noms à des réalités qui nous échappent. L’amour, si ça existe, ça doit être simplement se trouver avec quelqu’un et se sentir bien.
- Passé le coup de foudre et l’ivresse des débuts, une autre réalité s’installe. Les élans sont moins fougueux, les ébats s’espacent et perdent de leur passion. Les défauts de l’être aimé nous apparaissent, les manies que tantôt nous trouvions charmantes nous portent progressivement sur les nerfs…
- Chaque fois qu’on pose un acte de tendresse, d’affection, d’amour, on modifie un tout petit peu l’avenir de l’humanité dans le bon sens.
- Le décor n’a de pouvoir qu’à partir du moment où nous lui en accordons un, les plus profonds sentiments ressentis s’en passant volontiers.
- L’apéro, c’est le moment où on fait connaissance. On s’installe sur son quant-à-soi, le verre à la main pour garnir, les canapés sur la table pour meubler, on parle parfois de tout, souvent de rien, on s’informe, on s’intéresse.
- C’est à partir du jour où l’on peut concevoir un autre état de choses qu’une lumière neuve tombe sur nos peines et sur nos souffrances et que nous décidons qu’elles sont insupportables.
- Pourquoi sommes-nous autant marqués par un détail, un geste, qui font de ces instants minimes le coeur d’une époque ?
- C’était béni, cet instant à aimer le temps qui vous fait comprendre qu’on a toute sa vie, aimé, et le moment où l’on peut lever la tête et dire : J’ai aimé. Oui, cela monte d’un fond infini, intarissable, interminablement, j’ai aimé.
- On ne devrait communiquer que depuis l’anéantissement, l’amoindrissement, depuis cette absence momentanée de nous-même où, dévastés, nous sommes ouverts au monde comme une béance.
- Il y a des êtres qui deviennent si proches de nous qu’on les dirait intégrés à nous-mêmes. En épousant leurs sentiments les plus intimes, en scrutant le mystère de leur âme, nous assimilons une part de leur être.