J’ai laissé les derniers lambeaux de mon intégrité quelque part entre les draps de ton lit.
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J'aurais préféré vivre
- Édition consultée
- France Loisirs, 2010
- Vérifiée le
- 15 octobre 2026
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Je dirai pour l’instruction des biographes Que ton corsage avait quarante-deux agrafes, que dans tes bras toute la nuit j’étais inclus, que c’était le bon temps, que je ne quittais plus Ta chambre qu’embaumait un pot d’héliotrope.
Source vérifiée La Verdure dorée (1922), LXXXV Du filz autant m’est la personne chere,
Comme j’av eu à contre-cœur le pere.Source à vérifierPompée, 1 Tout est affaire de décor Changer de lit changer de corps A quoi bon puisque c’est encore Moi qui moi-même me trahis Moi qui me traîne et m’éparpille Et mon ombre se déshabille Dans les bras semblables des filles Où j’ai cru trouver un pays.
Source à vérifierEst-ce ainsi que les hommes vivent Depuis des mois, je retarde le moment de fixer par écrit notre dernière nuit. De retourner dans la réalité physique de ce moment de grâce – je pèse mes mots – dont je ne conserve que l’élan, la densité, le mystère.
Je demande à ton lit le lourd sommeil sans songes
Planant sous les rideaux inconnus du remords.Source vérifiée Poésies, « Angoisse » Un soir, j’ai assis la Beauté sur mes genoux.
Et je l’ai trouvée amère.
Et je l’ai injuriée.Source secondaireUne saison en Enfer (1873), p. 1 Astre brillant de mon amour, ne t’es-tu donc levé que pour disparaître aussitôt, et me laisser dans une nuit profonde !
Source vérifiée Les Contes nocturnes I (1816), L’Homme au sable Je me replie. Je rentre en moi par mon oreille gauche. Mes pas retombent dans la solitude de mon crâne qu’illumine seule une constellation grenat. Je parcours à tâtons l’énorme salle démantelée. Portes murées, fenêtres condamnées.
Source secondaireLiberté sur parole (1958), Travaux du poète — VII, partie II. AIGLE OU SOLEIL ? (1949-1950), p. 52 Merci, papa, d’avoir laissé un espace vierge, dans lequel aujourd’hui encore je m’efforce de grandi.
Source à vérifierComment tu parles de ton père ? Mes morts étaient les meubles ôtés qui avaient fait l’harmonie de ma maison. Comme leur présence physique, tout à coup, m’a manqué ! Et comme je me suis manqué en leur absence !
Source vérifiée Journal d’un corps (2012)

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- Thierry Cohen. (s.d.). J'aurais préféré vivre. Édition consultée : France Loisirs, 2010.
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- Thierry Cohen. J'aurais préféré vivre. s.d.. Édition consultée : France Loisirs, 2010.