Merci, papa, d’avoir laissé un espace vierge, dans lequel aujourd’hui encore je m’efforce de grandi.
Source : Comment tu parles de ton père ?
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Merci, papa, d’avoir laissé un espace vierge, dans lequel aujourd’hui encore je m’efforce de grandi.
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Dans une prochaine vie, papa, j’aimerais te reprendre comme père.
Vous me laissez là,
Dans ma vie amère ;
Vous me laissez là,
Et Dieu voit cela !
Mais non, ma jeunesse est finie…
Adieu, doux rayon qui m’a lui,
Parfum, jeune fille, harmonie…
Le bonheur passait, il a fui !
Je ne veux plus avoir que l’amour de ma mère,
Redevenir en lui comme un petit enfant,
M’assoir à ce foyer d’où vient toute lumière,
Mettre à ce reposoir le bouquet de mes ans.
Ce soir c’est un peu un hommage posthume, mais de mon vivant. Je vais partir, mais je ne partirai pas sans vous remercier.
O toi, dont les soins prévoyants, dans les sentiers de cette vie Dirigent mes pas nonchalants, ma mère, à toi je me confie. Des écueils d’un monde trompeur Ecarte ma faible nacelle. Je veux devoir tout mon bonheur A la tendresse maternelle.
Il est temps de montrer cette ardeur et ce zèle Qu’au fond de votre cœur mes soins ont cultivés.
Je remercie Dieu d’être un produit de mes parents. Ils m’ont transmis leur intelligence et leur énergie pour la vie, avec leur soif de connaissance et d’amour. Je suis reconnaissante de savoir d’où je viens.
J’ai laissé les derniers lambeaux de mon intégrité quelque part entre les draps de ton lit.
C’était là le point délicat à trancher ; et l’amour, qui est la suprême sagesse et la suprême grandeur d’âme quand il est sincère et profond, le trancha résolument dans l’âme de mon père.

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