Si je laissais la passion pénétrer dans mon corps, la douleur viendrait rapidement à sa suite.
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La douleur est comme la passion. Pour s’en délivrer, il faut l’assouvir, toute.
Mais toujours le plaisir de douleur s’accompagne.
Il n’est de douleur sans un certain plaisir. Le jour où le corps aura été dominé par le plaisir, il sera aussi dominé par la douleur.
Celui qui cultive son plaisir récolte une douleur profonde.
C’est la douleur seule qui rend consciente la passion, et c’est pourquoi l’on aime souffrir, et faire souffrir.
Joie ou douleur, tout demande sans cesse à sortir de ton cœur.
Il faut avoir été fou de douleur pour pouvoir devenir fou d’amour. Dans cette expérience de déchirement l’extase survient qui fait passer d’une souffrance insondable à un amour excessif, inouï, qui transgresse toute norme et toute forme.
La douleur qui se tait n’en est que plus funeste.
Surtout j’ai la douleur, cette douleur toujours jeune, active, inspiratrice d’étonnement, de colère, de rythme, de défi, la douleur qui espère la trêve mais ne prévoit pas la fin de la vie, heureusement j’ai la douleur.
Et la satiété, qui succède au désir, amène un tel dégoût quand le cœur se soulève, que je ne sais, au fond, si c’est peine ou plaisir.

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