La jalousie se nourrit dans les doutes, et elle devient fureur, ou elle finit, sitôt qu’on passe du doute à la certitude.
Écrivain, 1613-1680 Image : Théodore Chassériau, Domaine public, Wikimedia Commons La jalousie se nourrit dans les doutes, et elle devient fureur, ou elle finit, sitôt qu’on passe du doute à la certitude.
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Réflexions ou sentences et maximes morales (1678), maxime 32
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L’indifférence est peut-être la forme la plus raffinée de la jalousie.
Il y a des gens qui fuient la jalousie par paresse, d’autres qui l’écartent par orgueil.
La jalousie est le signe du manque de fatuité, du sens critique, de l’intelligence en amour. Un sot vaniteux n’est jamais jaloux.
La jalousie finit ainsi faute d’aliments et n’a tant duré qu’à cause d’en avoir réclamé sans cesse.
Le propre de la jalousie est qu’elle n’a pas de motifs. Tous les motifs, pour elle, se valent. Il n’y a pas de bons et de mauvais motifs, de vraies et fausses jalousies. Il y a le jaloux, simplement — qui s’empare de n’importe quel signe, indice, preuve ou motif pour en faire le support de sa construction délirante.
La jalousie est un bien triste mot L’envers d’un décor immortel.
Un jugement négatif vous satisfait plus encore qu’une louange, pourvu qu’il respire la jalousie.
La jalousie est une telle passion, qu’il vient un moment où sur la trace d’une trahison, on entrevoit, on pressent une telle jouissance dans la vengeance qu’on est désappointé de trouver innocente la femme que l’on soupçonnait.
La jalousie, c’est une preuve de cœur comme la goutte de jambes.
La jalousie n’est qu’un sot enfant de l’orgueil, ou c’est la maladie d’un fou.

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