Un jugement négatif vous satisfait plus encore qu’une louange, pourvu qu’il respire la jalousie.
Philosophe, 1929-2007Un jugement négatif vous satisfait plus encore qu’une louange, pourvu qu’il respire la jalousie.
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L’indifférence est peut-être la forme la plus raffinée de la jalousie.
La jalousie se nourrit dans les doutes, et elle devient fureur, ou elle finit, sitôt qu’on passe du doute à la certitude.
La jalousie d’autrui a, du moins, cet avantage parfois de nous faire découvrir notre propre bonheur.
Partout la jalousie est un monstre odieux :
Rien n’en peut adoucir les traits injurieux ;
Et plus l’amour est cher qui lui donne naissance,
Plus on doit ressentir les coups de cette offense.
Il y a des envieux qui paraissent tellement accablés de votre bonheur qu’ils vous inspirent presque la velléité de les plaindre.
Il y a des gens qui fuient la jalousie par paresse, d’autres qui l’écartent par orgueil.
La jalousie témoigne pour l’esprit. Elle est la souffrance de voir l’autre réduit en objet et le désir que tous et tout le reconnaissent comme sujet. On n’est pas jaloux de Dieu.
La jalousie est une telle passion, qu’il vient un moment où sur la trace d’une trahison, on entrevoit, on pressent une telle jouissance dans la vengeance qu’on est désappointé de trouver innocente la femme que l’on soupçonnait.
La jalousie, c’est une preuve de cœur comme la goutte de jambes.
La jalousie, qui semble n’avoir pour objet que la personne qu’on aime, prouve cependant mieux que toutes les autres passions que l’on n’aime que soi-même.

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