La jalousie est une telle passion, qu’il vient un moment où sur la trace d’une trahison, on entrevoit, on pressent une telle jouissance dans la vengeance qu’on est désappointé de trouver innocente la femme que l’on soupçonnait.
Écrivain, 1808-1890La jalousie est une telle passion, qu’il vient un moment où sur la trace d’une trahison, on entrevoit, on pressent une telle jouissance dans la vengeance qu’on est désappointé de trouver innocente la femme que l’on soupçonnait.
Écrivain, 1808-1890Partager sur
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Oeuvres complètes d'Alphonse Karr La Pénélope normande
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L’indifférence est peut-être la forme la plus raffinée de la jalousie.
La jalousie n’est pour une femme que la blessure de l’amour-propre.
Il y a des gens qui fuient la jalousie par paresse, d’autres qui l’écartent par orgueil.
La fidélité est un rêve de la jalousie.
La jalousie, c’est une preuve de cœur comme la goutte de jambes.
La jalousie est un bien triste mot L’envers d’un décor immortel.
La jalousie d’un cœur de femme est l’obscure terreur que sa joie doit finir.
Le propre de la jalousie est qu’elle n’a pas de motifs. Tous les motifs, pour elle, se valent. Il n’y a pas de bons et de mauvais motifs, de vraies et fausses jalousies. Il y a le jaloux, simplement — qui s’empare de n’importe quel signe, indice, preuve ou motif pour en faire le support de sa construction délirante.
La jalousie se nourrit dans les doutes, et elle devient fureur, ou elle finit, sitôt qu’on passe du doute à la certitude.
La jalousie n’est qu’un sot enfant de l’orgueil, ou c’est la maladie d’un fou.

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