L’homme libre ne pense à rien moins qu’à la mort, et sa sagesse est une méditation, non de la mort, mais de la vie.
1632-1677Source : L’Ethique
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
L’homme libre ne pense à rien moins qu’à la mort, et sa sagesse est une méditation, non de la mort, mais de la vie.
1632-1677Source : L’Ethique
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Partager sur
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Le vrai sage ne craint pas la mort car il sait que la mort n’est rien. La conscience ne souffre pas puisqu’elle a disparu. Avec la chair qui pourrit, c’est l’esprit qui pourrit aussi, et les désirs, et l’angoisse.
La sagesse n’est pas la méditation de la mort, mais la méditation de la vie.
On peut décréter et ressentir sa mort, sans attenter à sa vie. La mort est un état d’âme.
Toute la vie des philosophes est une méditation de la mort.
Ne sais-tu donc pas que la source de toutes les misères pour l’homme, la source de toutes ses faiblesses et de toutes ses lâchetés, ce n’est pas la mort, mais bien plutôt la crainte de la mort ?
La mort et la vie sont au pouvoir de la langue et c’est à la parole que l’on reconnaît la sagesse.
Cicéron dit que philosopher ce n’est autre chose que s’apprêter à la mort.
La vie ne songe qu’à se reposer le plus possible en attendant la mort. La vie ne songe qu’à mourir.
Seul penser la mort apprend à vivre ; ce qui se lit aussi à l’envers : seul penser la vie apprend à mourir.
À juger sainement des choses, la sagesse consiste plus à nous faire vivre tranquillement, qu’à nous faire mourir avec constance.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.