Un gracieux serviteur porte la carte, part sans attendre la commande. Ce n’est qu’au maître, signalé par son frac noir, évidemment, qu’il appartient d’enregistrer les faims et les désirs.
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- L’art d’être esclave est de gouverner son maître.
- Et il y a quelque part un héros vivant, qui en sait peut-être assez pour déclouer la porte, ouvrir la fenêtre et laisser entrer l’air du temps.
- Où tout est dépendant, il y a un maître : l’air appartient à l’homme, et l’homme à l’air; et rien n’est à soi ni à part.
- L’homme ne s’aperçoit pas qu’on l’étouffe, mais en plus il revendique sa famille, son travail, son système politique et la plupart de ses prisons comme autant de formes «d’expression de sa personnalité».
- L’ancien jardinier s’approcha de moi et me dit à l’oreille du ton bourru et déprécatoire d’un vieux serviteur intimidé, qui n’ignore pas qu’il se fera renvoyer pour avoir transmis un message pareil.
- Quand l’homme abandonne à son geste la mission que son esprit renie, il ne l’abjure pas, il la passe à son servant, comme il passe la vie à son corps dans le sommeil.
- Cet homme si sage, le conseil de toute une ville, fera-t-il de lui-même cette démarche si raisonnable ? Y entraînera-t-il sa femme ? Ne faudra-t-il point pour les remuer tous deux la machine du directeur ?
- Mieux vaut user ses souliers pour aller voir son maître, que son chapeau à force de le saluer.
- N’estimez l’argent ni plus ni moins qu’il ne vaut : c’est un bon serviteur mais un mauvais maître.
- Un homme simple, un homme ayant le courage d’avoir une signature lisible.
- Quoi, rome ne veut pas quand vous avez voulu ? Que faites-vous, seigneur, du pouvoir absolu... Ah ! Si j’en puis juger sur ce qu’on voit paraître, vous en êtes l’esclave encor plus que le maître.
- La femme est libérée ? Quelle femme ? L’ouvrière, dites-vous ? Mais l’ouvrier, l’est-il donc, par hasard ?
- Les poètes ne sont que les domestiques d’une force qui les habite, d’un maître qui les emploie et dont ils ne connaissent même pas le visage qui n’est peut-être que le leur.
- C’est un homme dans le besoin. Sa peur est évidente, il est perdu... Quelque part dans les ténèbres. Ses grands yeux sombres sont emplis de tourment. Je peux le sauver. Le rejoindre un bref instant dans les ténèbres, pour le ramener dans la lumière.
- Approchez, monsieur de Bonnefoy, approchez. Prenez un siége, s’il vous plaît. Ma femme m’a dit, monsieur, que vous étiez fort honnête homme, et tout à fait de ses amis; et je l’ai chargée de vous parler pour un testament que je veux faire.