On garde le parfum en effeuillant la rose ; Il n’est si triste amour qui n’ait son souvenir.
Écrivain · 1810-1857 Image : Charles Landelle · Domaine public · Wikimedia Commons On garde le parfum en effeuillant la rose ; Il n’est si triste amour qui n’ait son souvenir.
Écrivain · 1810-1857 Image : Charles Landelle · Domaine public · Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
La Coupe et les Lèvres (1832), Dédicace
… On lui donne à souper, — qui le sait mieux que vous? (Vous pourriez au besoin traiter une princesse.) Mais dès qu’elle se rend, bonsoir, le charme cesse. On sent dans sa prison l’hirondelle mourir. Si tout cela, du moins, vous laissait quelque chose!On garde le parfum en effeuillant la rose; Il n’est si triste amour qui n’ait son souvenir.Lorsque la jeune fille, à la source voisine, À sous les nénufars lavé ses bras poudreux, Elle reste au soleil, les mains sur sa poitrine, À regarder longtemps pleurer ses beaux cheveux. …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Le cœur d’un libertin est fait comme une auberge, on y trouve à toute heure un grand feu bien nourri.
Quand les sens apaisés sont morts pour le désir ; Quand, la main à la main, et l’âme à l’âme unie, On ne fait plus qu’un être, et qu’on sent s’élever Ce parfum du bonheur qui fait longtemps rêver.
Qui, suspendant son âme à cette âme adorée, S’attache à ce rameau qui va l’abandonner ; Qui, maudissant le jour et sa vue abhorrée, Sent son cœur plein de vie, et n’en peut rien donner ?
Aux yeux de celui qui voit tout, c’est peut-être une prière.
On se sent très-bien vivre, et pourtant on est mort. On ne parlerait pas d’amour, mais je présume Que l’on serait capable, avec un peu d’effort… Je crois qu’une sottise est au bout de ma plume.
Se railler de la gloire, de la religion, de l’amour, de tout au monde, est une grande consolation, pour ceux qui ne savent que faire.
Doutez de la vertu, de la nuit et du jour ; Doutez de tout au monde, et jamais de l’amour.
Il est vrai, dira-t-on, qu’il est plus d’une femme Près de qui l’on ne fait, avec un tel moyen, Que se priver de tout et ne conserver rien.
La pensée D’un homme est de plaisirs et d’oublis traversée : Une femme ne vit et ne meurt que d’amour.
Qui a aimé ne vit plus sans amour ; qui apprend une mort se rattache à la vie.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.