Qui n’a cru respirer dans la fleur renaissante, les parfums regrettés de ses premiers printemps.
Écrivaine, 1786-1859Qui n’a cru respirer dans la fleur renaissante, les parfums regrettés de ses premiers printemps.
Écrivaine, 1786-1859Partager sur
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Poésies (1830), « Le Printemps »
Accourt, brave la crainte, et l’espace et le temps:Qui n’a cru respirer dans la fleur renaissante, Les parfums regrettés de ses premiers printemps?Et moi, dans un accent qui trouble et qui captive, Naguère un charme triste est venu m’attendrir. L’écouterai-je encor, curieuse et craintive, Ce doux accent qui fait mourir? Ce nom... j’allais le dire, il m’est donc cher encore? Ma frayeur n’a donc plus de force contre lui? …
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Voici le printemps qui revient avec le charme des roses. Regarde leurs joues fraîches, et la plante amère de la tristesse sera déracinée de ton cœur.
La femme est une fleur qui ne donne son parfum qu’à l’ombre.
Comme on voit sur la branche, au mois de Mai, la rose En sa belle jeunesse, en sa première fleur, rendre le ciel jaloux de sa vive couleur, quand l’Aube de ses pleurs au point du jour l’arrose.
Les mauvaises herbes du désert perdurent, mais la fleur du printemps s’épanouit puis se fane.
Celui qui ajoute du vert au printemps, des roses à l’automne, du pourpre à de jeunes lèvres, crée la laideur parce qu’il ment.
Les épines, ça ne sert à rien, c’est de la pure méchanceté de la part des fleurs !
Le printemps a des fleurs dont le parfum m’ennuie, l’été promet, l’automne offre ses fruits, d’aspects Irritants ; l’hiver blanc, même, est sali de suie.
Il est d’étranges soirs où les fleurs ont une âme, où dans l’air énervé flotte du repentir, où sur la vague lente et lourde d’un soupir Le cœur le plus secret aux lèvres vient mourir.
Si la vie n’est qu’un passage, dans ce passage au moins semons des fleurs.
Pendant une bouffée de silence, épaisse comme une brume, je viens d’entendre choir sur la table voisine les pétales d’une rose qui n’attendait, elle aussi, que d’être seule pour défleurir.

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