Les hommes ne sont pas des machines fabriquées en série. Pour reconstruire leur personnalité, nous devons briser les cadres de l’école, de l’usine, et du bureau, et rejeter les principes mêmes de la civilisation technologique.
Sociologue, 1873-1944Les hommes ne sont pas des machines fabriquées en série. Pour reconstruire leur personnalité, nous devons briser les cadres de l’école, de l’usine, et du bureau, et rejeter les principes mêmes de la civilisation technologique.
Sociologue, 1873-1944Partager sur
Source vérifiée
L’Homme, cet inconnu (1935), chapitre 8
Le texte original diffère de quelques mots.
… Il importe ensuite qu’il se développe dans la richesse spécifique et multiforme de ses activités.Les hommes ne sont pas des machines fabriquées en série. Pour reconstruire leur personnalité, nous devons briser les cadres de l’école, de l’usine, et du bureau, et rejeter les principes mêmes de la civilisation technologique.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Il ne faut pas uniquement intégrer. Il faut aussi désintégrer. C’est ça la vie. C’est ça la philosophie. C’est ça la science. C’est ça le progrès, la civilisation.
Je pense qu’il faut revenir aux fondamentaux de l’humanisme, aussi bête que cela puisse paraître. Je crois que si on en revenait à cette vision du monde, les choses pourraient avancer beaucoup plus.
La civilisation actuelle cache derrière une splendeur apparente un état de véritable décadence intellectuelle. Dans tous les domaines nous semblons avoir perdu les notions essentielles d’intellect, de limite, de mesure, de grade, de proportion, de relation, de condition, de lien nécessaire, de connexion entre les moyens et les résultats.
La finalité de toute culture c’est de rendre superflue ce que nous appelons la politique, mais indispensable à l’humanité les sciences et les arts.
L’humanité est une entreprise surhumaine.
On peut passer des heures avec des machines, sans être capable d’entretenir des relations humaines et sociales satisfaisantes. Le progrès technique ne suffit pas pour créer un progrès de la communication humaine et sociale. Opposer les anciens et les nouv.
Notre capacité de douter, de critiquer et de désobéir est sans doute le seul moyen d’éviter la fin de la civilisation.
Nous sortons de la civilisation du travail, mais nous en sortons à reculons dans une civilisation du temps libéré, incapables de la voir et de la vouloir, incapables donc de civiliser le temps libéré qui nous échoit, et de fonder une culture du temps disponible et une culture des activités choisies.
On dirait qu’au milieu des merveilles de la civilisation moderne la personnalité humaine a une tendance à se dissoudre.
Il faut, pour frapper quelqu’un, même au combat, se libérer d’un poids de civilisation qui enferme la plupart d’entre nous dans la fausseté et une douceur forcée. Cet écran ôté, c’est la vraie nature de l’homme qui se révèle.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.