Faire un capitaine d’un personnage qui n’auroit jamais bougé de dessus les livres en une estude.
Traducteur, 1513-1593 Image : Furmeyer, Domaine public, Wikimedia Commons Faire un capitaine d’un personnage qui n’auroit jamais bougé de dessus les livres en une estude.
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Les vies des hommes illustres grecs et romains : Pericles et Fabius Maximus
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Dans toute carrière publique, une fois que l’on a construit son personnage, et que le bruit qu’il fait revient à son auteur et lui enseigne qui il paraît – celui-ci joue son personnage – ou plutôt son personnage le joue, et ne le lâche plus.
Malheur à tout roman que le lecteur n’est pas pressé d’achever !
Il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir des livres…
Un personnage n’est pas un individu en mieux.
Dans la vie comme dans les romans, il y en a qui s’obstinent à rester des personnages secondaires.
Le romancier, qu’il le veuille ou non, nous révèle le fond de son être, encore qu’il se couvre littéralement de personnages. En vain, il se servira « d’une réalité » comme d’un écran. C’est lui qui projette cette réalité, c’est surtout lui qui l’enchaîne.
Elle le mettrait à l’abri du respect paralysant qu’inspire toute grande œuvre littéraire, et lui ôterait tout complexe vis-à-vis du plagiat, sans lequel rien d’original ne saurait voir le jour.
Celui-là n’a rien fait qui s’arrête au milieu de l’ouvrage.
Un livre c’est toujours une vie. Parfois la vie de celui qui l’a écrit, parfois la vie de quelqu’un d’autre. Parfois les deux.
Dans ce livre où il n’y a pas un seul fait qui ne soit fictif, où il n’y a pas un seul personnage « à clefs », où tout a été inventé par moi selon les besoins de ma démonstration…

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