L’événement, création de l’initiative individuelle, enfante un nouveau paysage. Regardez le 11 septembre 2001 De toute façon, l’histoire, quelle qu’elle soit, est toujours un récit. Et jamais elle n’épuise complètement une réalité.
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- Réalisme. Art de dépeindre la nature telle qu’elle est vue par les crapauds. Charme qui ressort d’un paysage peint par une taupe, ou d’une histoire écrite par un asticot.
- Nous vivons dans un tableau, ici. Nous sommes emmurés ! On croit qu’on est au centre du monde, comme on dit. Mais c’est le paysage, le décor, qui finit par vous dégouliner dessus. Une sorte de vernis quotidien de résignation. De renoncement...
- Ce qui me surprend toujours, c’est qu’on puisse croire avoir épuisé un paysage, compris un être, achevé une recherche quelle qu’elle soit.
- L’histoire était stupéfiante. Ainsi donc, si difficile à imaginer que ce soit, que d’évènements se produisaient dans l’existence des gens, tragédies, chagrins, miracles, instants qui modifiaient une vie entière.
- Le travail d’un historien n’est jamais fini. Il reste toujours un peu plus de faits, un peu plus de réalité à extirper. Commenter J’apprécie.
- La réalité est une question de perspective; plus vous remontez dans le passé, plus il semble concret et plausible mais, quand vous vous rapprochez du présent, cela semble inévitablement de plus en plus incroyable.
- Il n’est plus conscient un seul instant d’être en décalage avec la réalité. Il est dans sa propre réalité. Une réalité constituée de souvenirs et de suppositions.
- Si Corneille a manqué à son art dans les détails, il a rempli le grand projet de tenir les esprits en suspens, et d’arranger tellement les événements, que personne ne peut deviner le dénouement de cette tragédie.
- Ah ! Sachez-le : ce drame n’est ni une fiction, ni un roman. All is true, il est si véritable, que chacun peut en reconnaître les éléments chez soi, dans son coeur peut-être.
- Il n’y a pas de plus grande agonie que de porter en soi une histoire non racontée.
- Toute histoire doit trouver sa fin, c’est dans l’ordre de la vie. Même tragique, même insupportable, même dérisoire, il faut une fin à tout.
- Que reste-t-il du journalisme factuel et objectif ? C’est difficile à définir de nos jours, alors que la frontière entre fiction et réalité, entre mensonge et vérité, est de plus en plus floue.
- Personne ne possède sa propre histoire. Quelqu’un d’autre peut arriver et s’en emparer, comme un coucou s’approprie un nid. Et les histoires ont une vie après la mort, aussi.
- Il faut voir dans les mythes le récit nécessairement déformé d’une violence collective spontanée qui rassemble à nouveau une communauté que la rivalité mimétique a fait voler en éclats.