Qu’est-ce qu’un cours d’histoire ou de philosophie, voire de poésie, quelque choix qui y ait présidé, ou la meilleure société, ou la plus admirable routine d’existence, comparés à la discipline qui consiste à toujours regarder ce qui est à voir ?
Image : Qu’est-ce qu’un cours d’histoire ou de...

Citations similaires à "Qu’est-ce qu’un cours d’histoire ou de..." :
- Dans la religion, s’unifient la science, la poésie et l’action.
- C’est déjà quelque chose de révéler la poésie à un versificateur et la religion à un dévot. Et c’est pourquoi mon livre s’adresse à tous : aux étudiants d’abord, et qui donc cesserait d’étudier ? Voilà bien un titre qu’on ne dépose qu’au tombeau.
- Le snobisme scolaire qui consiste, en poésie, à n’employer que certains mots déterminés, à la priver de certains autres, qu’ils soient techniques, médicaux, populaires ou argotiques, me fait penser au prestige du rince-doigts et du baisemain. Ce n’est pas le rince-doigts qui fait les mains propres ni le baisemain qui fait la tendresse. Ce n’est pas le mot qui fait la poésie, c’est la poésie qui illustre le mot.
- Je considère la poésie engagée comme une mission personnelle, un devoir envers une société où on évolue vers un contrôle des consciences : on devient même suspect de ne pas penser correctement !
- L’érotisme est l’une des bases de la connaissance de soi, aussi indispensable que la poésie.
- Le jeu de mots, méprisable en soi, peut être, au service d’une intention artistique, le plus noble des instruments quand il représente une idée spirituelle en raccourci. Il peut ramasser en une épigramme toute une critique de la société.
- Les poètes immatures imitent; les poètes matures volent; les mauvais poètes défigurent ce qu’ils prennent, et les bons poètes en font quelque chose de meilleur, ou du moins quelque chose de différent.
- Les gens ont le choix de vivre une vie avec ou sans poésie. La vie avec la poésie est beaucoup plus endurable, je pense, et beaucoup plus stimulante.
- La sociologie est à cheval entre la culture scientifique et la culture humaniste. Elle a besoin de rigueur, de vérification, et en même temps de réflexion et de philosophie. L’une et l’autre culture ont besoin de problématiser et d’imaginer.
- Pour certaines natures, l’existence de tous les jours est un effort au-dessus de leurs moyens. Ou plutôt je crois qu’elles ont été créées pour trouver place dans une organisation sociale et morale qui ne serait pas celle d’ici-bas.
- Etre moderne n’est pas une mode, c’est un état. Il faut comprendre l’histoire, et celui qui comprend l’histoire sait trouver une continuité entre ce qui était, ce qui est et ce qui sera.
- La moralité est une création sociale, qui s’est agglomérée au cours des âges. Mais le nourrisson deviendra un sauvage si on ne l’éduque, si on ne lui donne un certain vernis de cette moralité abstraite qui s’est accumulée le long des siècles.
- Ce qui tuera l’ancienne société, ce ne sera ni la philosophie, ni la science. Elle ne périra pas par les grandes et nobles attaques de la pensée, mais tout bonnement par le bas poison, le sublimé corrosif de l’esprit français : la blague.
- Eduquer c’est à la fois conduire un enfant à l’autonomie intellectuelle, l’éveiller à la responsabilité morale et civique, lui transmettre la culture de son pays. Non une culture-spectacle qu’ il observerait passivement, mais l’ensemble des constructions logiques, esthétiques, éthiques, qui fondent notre civilisation et auxquelles il est invité à participer.
- La spiritualité... Demande d’abord une culture du coeur, une immense force, une intrépide sans faille. Les couards ne peuvent satisfaire à une morale.