Il est si doux de vivre !
On ne meurt qu’une fois, et c’est pour si longtemps !
Dramaturge · 1622-1673 Image : Pierre Mignard I · Domaine public · Wikimedia Commons Il est si doux de vivre !
On ne meurt qu’une fois, et c’est pour si longtemps !
Dramaturge · 1622-1673 Image : Pierre Mignard I · Domaine public · Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Le Dépit amoureux (1656), acte V, scène 4, Mascarille
il est si doux de vivre ! On ne meurt qu’une fois, et c’est pour si longtemps !Valère Je m’en vais t’assommer de coups,
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
La vie est belle parce que nous mourons. Ce n’est pas un paradoxe. Ce serait atroce si nous ne mourrions pas. Et quand le Christ veut punir le Juif errant, il le condamne à l’immortalité. La vie est belle parce que nous mourons. Je le crois profondément.
La jeunesse est sotte, et parfois la vieillesse.
Lorsqu’on est une fois résolu sur la chose, s’arrête-t-on sur le temps ?
L’on ne tarde guère à profiter du chagrin et de la colère que donne à l’esprit d’une femme la contrainte et la servitude.
Apprenez qu’en effet
Le cocuage n’est que ce que l’on le fait ;
Qu’on peut le souhaiter pour de certaines causes,
Et qu’il a ses plaisirs comme les autres choses.
La douleur trop contrainte aisément se redouble.
De semblables erreurs, quelque jour qu’on leur donne,
Touchent des endroits délicats,
Et la raison bien souvent les pardonne,
Que l’honneur et l’amour ne les pardonnent pas.
Les flatteurs, par exemple, cherchent à profiter de l’amour que les hommes ont pour les louanges, en leur donnant tout le vain encens qu’ils souhaitent : et c’est un art où l’on fait, comme on voit, des fortunes considérables.
De tout ce noble orgueil, qui nous seyait si bien,
On est bien descendu, dans le siècle où nous sommes
Et l’on en est réduite à n’espérer plus rien,
À moins que l’on se jette à la tête des hommes.
Ce sont des douceurs exquises que des louanges éclairées.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.