Donner à une femme du raisonnement, des idées, de l’esprit, c’est mettre un couteau dans la main d’un enfant.
1828-1893Donner à une femme du raisonnement, des idées, de l’esprit, c’est mettre un couteau dans la main d’un enfant.
1828-1893Partager sur
Source secondaire
Notes sur Paris: vie et opinions de Frédéric-Thomas Graindorge, p. 336
Cette référence a été relevée par Wikiquote. Nous ne l’avons pas encore confrontée à l’édition imprimée.
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Conseil aux parents : envoyez votre jeune fille à la faculté de lettres. Comme ça, plus tard, quand elle fera la cuisine, elle pourra penser.
C’est en regardant les objets du quotidien, tel un couteau à beurre, que l’on se rend compte que quelqu’un est parti et qu’il ne reviendra plus ; un stupide couteau à beurre qui taille à jamais des tranches de solitude dans votre vie.
Si on devait dessiner l’intelligence, la plus fine fleur de la pensée, on prendrait le visage d’une jeune mère, n’importe laquelle. De même si on devait dire la part souffrante de tout amour, la part manquante, arrachée.
C’est au cœur d’une mère une idée importune, que de voir un enfant s’éloigner de ses bras.
En donnant le nom à un enfant, il faut penser à la femme qui, un jour, aura à le prononcer.
Il faut tant d’élan en soi, tant de passion énergique pour conduire un enfant vers l’homme ou la femme qu’il promet.
L’enfant est un esprit capable d’absorber la connaissance. Il a le pouvoir de s’instruire tout seul.
Toute femme qui enfante, accouche d’une destinée : l’homme et la femme dans leurs enfants engendrent le commun devoir, l’éducation.
Quand on a donné la vie à un enfant, on est devant lui comme un débiteur devant son créancier.
Quand elle le vit, elle ressentit ce coup de couteau au cœur que les personnes qui n’ont jamais été sidérées par l’amour prennent pour une métaphore.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.