Dis-moi : Je t’aime ! Hélas ! Rassure un cœur qui doute,
Dis-le-moi ! Car souvent avec ce peu de mots
La bouche d’une femme a guéri bien des maux !
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons Dis-moi : Je t’aime ! Hélas ! Rassure un cœur qui doute,
Dis-le-moi ! Car souvent avec ce peu de mots
La bouche d’une femme a guéri bien des maux !
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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Drame
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J’ai le cœur tellement sec.
Tu trouveras ton arrosoir, répond-elle du tac au tac.
Comment ne pas perdre la tête,
Serrée dans bras audacieux,
Car l’on croit toujours
Aux doux mots d’amour
Quand ils sont dits avec les yeux.
Tout dans l’être doit dire « j’aime » : le cœur, les yeux, le geste, tous ces muets charmants dont la bouche n’est que l’interprète.
Oh, hommes ! Ecoutez bien ceci… La malice d’une femme est sans limites. Tant qu’elle est au lit avec vous, vous avez son amour, mais il ne durera pas, croyez-moi…
Ô la femme à l’amour câlin et réchauffant,
Douce, pensive et brune, et jamais étonnée,
Et qui parfois vous baise au front, comme un enfant !
Quand on commence à devenir amoureux d’une femme, à défaut des paroles qu’on n’ose lui dire et qui seraient l’expression de l’amour que l’on ressent déjà et que l’on a besoin d’épancher d’une façon quelconque, on laisse son regard dire, et cela malgré soi…
Ah ! Si je t’aimais, gémissait-elle, comme je t’aimerais !
Ton âme est immortelle, et tes pleurs vont tarir. Tu te sens le cœur pris d’un caprice de femme. Et tu dis qu’il se brise à force de souffrir.
Le cœur d’une femme est un noyau de pêche. On la mord à pleine bouche, et, tout à coup, on se casse les dents.
Phèdre :
Qu’est-ce donc qu’on appelle aimer chez les mortels ?
La Nourrice :
O mon enfant, c’est la plus grande douceur, c’est aussi la plus grande douleur.

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