Ah ! Les amants qui se plaignent que leur maîtresse n’a ni esprit ni cœur !
Écrivain, 1854-1905Ah ! Les amants qui se plaignent que leur maîtresse n’a ni esprit ni cœur !
Écrivain, 1854-1905Partager sur
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Œuvres posthumes
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Oh ! N’insultez jamais une femme qui tombe Qui sait sous quel fardeau la pauvre âme succombe !
Gardez-vous bien de donner votre amour à qui ne vous donne rien, de confier votre cœur à qui semble se divertir à le maltraiter.
Un homme volage est un joli cœur, tandis qu’une femme adultère devient une garce. Sur elle, les insultes pleuvent !
Si on croit aimer sa maîtresse pour l’amour d’elle, on est bien trompé.
On n’est pas maître de son cœur.
Un pauvre amant dit ce qu’il pense Sans trop penser à ce qu’il dit. Le désordre est son éloquence ; Quand le cœur parle, adieu l’esprit.
Ces cœurs que l’on croit tendres et qui ne sont que corrompus, l’amour y laisserait de mêmes et aussi durables creux que nos doigts aux jambes de la belle Madame.
Il est bon, madame, de ne pas laisser un amant seul maître du terrain, de peur que, faute de rivaux, son amour ne s’endorme sur trop de confiance.
Mais qui peut arrêter l’impétueuse ivresse
D’un cœur brûlant d’amour et que le plaisir presse !
Dis-moi : Je t’aime ! Hélas ! Rassure un cœur qui doute,
Dis-le-moi ! Car souvent avec ce peu de mots
La bouche d’une femme a guéri bien des maux !

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