Pour me détacher du monde, il me suffit de porter mon attention du côté de ce qui résonne - la vérité, la pluie sur le toit d’une voiture, les mots d’amour ou les pianos de Mozart.
Image : Pour me détacher du monde, il...

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- J’ai trouvé, mon amour, le nom le plus secret et le plus clair pour dire ce qu’est ta vie dedans ma vie : l’air.
- Si je cherche à formuler ce que j’aime en toi, je dirais que c’est ta liberté - c’est-à-dire ce point de ton coeur où tu devenais à toi-même imprévisible.
- Il va là où le chant ne manque jamais de souffle, là où le monde n’est plus qu’une seule note élémentaire tenue infiniment, une seule corde de lumière vibrant éternellement en tout, partout. Il disparaît de la ville.
- Quand je regarde ma vie et sa couleur secrète, j’ai en moi comme un tremblement de larmes. Comme ce ciel. Il est à la fois pluie et soleil, midi et minuit.
- Les bons moments venaient toujours après la pluie... En petite culotte, jupon brodé... Les plus beaux yeux du monde sont ceux de l’amour. Et je parle surtout du physique, ce par quoi tout commence et tout s’achève.
- De même que, dans une maison dont la couverture est mauvaise, pénètre la pluie, de même dans un esprit où la méditation n’habite point, pénètre la passion.
- La pluie pousse à ruminer ses pensées. On ne regarde pas les autres lorsqu’il pleut; on marche tête baissée, le regard fixé sur les flaques agitées.
- La musique souvent me prend comme une mer.
- Serge écrit de la musique, alors c’est étrange de me retrouver dans ce monde-là encore, non pas que ça me manquait de taper sur un vieux piano, mais j’avais un peu peur de me répéter.
- Tout est musique. Un tableau, un paysage, un livre, un voyage ne valent que si l’on entend leur musique.
- La même démarche me fait chercher le bruit caché dans le silence, le mouvement dans l’immobilité, la vie dans l’inanimé, l’infini dans le fini, des formes dans le vide, et moi-même dans l’anonymat.
- Allez donc savoir ce qui se passe dans la tête d’une femme lorsqu’elle écoute un misérable pianiste ! Où va se nicher le romantisme ?
- Trouver un parapluie à mots pour me protéger des phrases banales.
- Où s’arrête la personne, ses contours, ses limites, où commence ce qui en elle est bien plus qu’elle, la douleur dans sa voix, l’innocence dans ses yeux ?
- Comment sortir de soi ? Parfois cette chose arrive, qui fait que nous ne sommes plus enfermés : un amour sans mesure. Un silence sans contraire. La contemplation d’un visage infini, fait de ciel et de terre.