Et je me demande ce que nos descendants penseront des hommes que nous avons été. Quelle image ils se feront de cette époque où la vie, comme une vague, s’est retirée du monde.
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- Je suis intéressée par la manière dont le passé affecte le présent et je pense que si nous comprenons beaucoup plus sur l’histoire, nous comprenons automatiquement beaucoup plus sur la vie contemporaine.
- C’est triste que les hommes finissent par trouver tout naturel d’être en vie. Un jour, nous perdons cette faculté de nous étonner et la retrouvons juste quand nous sommes sur le point de quitter ce monde.
- La vie des hommes qui vont droit devant eux, renaîtraient-ils dix fois en dix mondes meilleurs, serait toujours semblable à la première. Il n’y a qu’une façon d’aller droit devant soi.
- Je me répétais : Si on doit un jour ne plus comprendre comment un homme a pu donner sa vie pour quelque chose qui le dépasse, ce sera fini de tout un monde, peut-être de toute une civilisation.
- La vie des grands hommes nous rappelle - Que nous aussi nous pouvons rendre notre vie sublime, - Et laisser derrière nous, après la mort, - Des empreintes sur le sable du temps.
- Chaque homme n’est pas lui-même seulement. Il est aussi le point unique, particulier, toujours important, en lequel la vie de l’univers se condense d’une façon spéciale, qui ne se répète jamais.
- Il n’est nullement irrationnel d’imaginer que, dans une existence future, nous puissions considérer cette vie comme un songe.
- Le sort de chaque homme est décidé avant lui-même qu’il n’ait vu la lumière de la vie. Bonheur et malheur lui sont prédestinés avant sa naissance.
- Lire ce que d’autres hommes ont pensé peut nous aider à former notre propre jugement sur la vie.
- Je regarde avec stupéfaction ceux qui demeurent optimistes jusqu’à la fin de leur vie. Si j’étais Dieu, et si j’avais son âge, je serais découragé.
- Les femmes sont plus habituées à s’intéresser au-dedans des gens. Les hommes s’intéressent aux choses. A la fin de la vie, les choses nous lâchent, ils nous reste les gens.
- Si nous n’avons pas de vie future, nous avons eu nos vies antérieures et elles sont le secret et les liens de nos existences d’aujourd’hui.
- L’homme jeté dans la vie sans parents nait dans le monde sans place précise. Qui recevra ses premières caresses ?
- Il faudrait rendre au passé sa véritable vocation, c’est-à-dire d’être oublié, et il cessera tout de suite d’exercer une quelconque influence nocive sur notre vie présente.
- A chaque siècle, les hommes, pour épicer la vie, aliment amer au goût, la relèvent d’idées nouvelles qui finalement la rendent encore plus indigeste.