Je me répétais : Si on doit un jour ne plus comprendre comment un homme a pu donner sa vie pour quelque chose qui le dépasse, ce sera fini de tout un monde, peut-être de toute une civilisation.
Image : Je me répétais : Si on...

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- Le jour où l’homme cessera d’être un loup pour l’homme, il n’y aura plus de famine, de taudis ni de guerre, plus d’enfants sans amour, de vieillards sans foyer, tous ceux qui vivront auront le droit de vivre.
- C’est triste que les hommes finissent par trouver tout naturel d’être en vie. Un jour, nous perdons cette faculté de nous étonner et la retrouvons juste quand nous sommes sur le point de quitter ce monde.
- Au regard de l’histoire de la vie sur terre, celle de l’humanité commence à peine. Et pourtant, la voici déjà, par la faute de l’homme, menaçante pour la nature et donc elle-même menacée.
- Et je me demande ce que nos descendants penseront des hommes que nous avons été. Quelle image ils se feront de cette époque où la vie, comme une vague, s’est retirée du monde.
- Pourquoi un homme ne pourrait-il pas avoir plus d’une vie ?
- Chaque homme n’est pas lui-même seulement. Il est aussi le point unique, particulier, toujours important, en lequel la vie de l’univers se condense d’une façon spéciale, qui ne se répète jamais.
- L’homme n’est pas une chose mais un être vivant, pris dans un processus continuel de développement. A chaque point de sa vie, il n’est pas encore ce qu’il peut être et que peut-être il sera.
- A quoi sert à l’homme de gagner le monde entier s’il perd sa vie ?
- On a trop oublié que l’individualité des hommes, une construction sociale, ne peut logiquement valoir que ce que vaut le sort que leur réserve la vie sociale.
- Il n’est pas naturel pour l’homme de brouiller les frontières, de remettre en question la fin de la vie, de tenter de communiquer avec l’invisible. Agir de la sorte relève plus de la démence que de la raison.
- Les hommes ont le pouvoir d’accomplir les plus grandes choses. Ils peuvent construire leur vie, en créer d’autres ou aider celle des autres à se construire. On ne vit jamais seul. La solitude est une illusion. Le désespoir, un leurre.
- Dans la mesure où l’homme est capable de donner la mort, et c’est même ce qu’il fait de mieux ! Pourquoi n’arriverait-il pas à créer la vie ?
- À partir du moment où l’on estime qu’il n’y a pas de hiérarchie entre les hommes, on ne peut accepter que les conditions de vie de certains soient misérables.
- Les hommes sont impossibles et pensent qu’ailleurs, leur vie est à recommencer. Ils rêvent constamment d’un paradis perdu.
- La vie des hommes qui vont droit devant eux, renaîtraient-ils dix fois en dix mondes meilleurs, serait toujours semblable à la première. Il n’y a qu’une façon d’aller droit devant soi.