Définition de la sentence : La sentence est une proposition, un enseignement court et frappant, qui, déduit de l’observation, ou puisé dans le sens intime ou la conscience, nous apprend ce qu’il faut faire ou ce qui se passe dans la vie, c’est une espèce d’oracle.
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- Définition de la maxime : La maxime est une proposition, une instruction importante, majeure, faite pour éclaircir et guider les hommes dans la carrière de la vie, c’est une grande règle de conduite.
- La méthode didactique a formé le professeur : parole impérative, démonstration déductive, uniformité dogmatique, référence au texte imprimé. Parce que cet enseignement ne se fonde pas sur la curiosité des élèves, il se soutient par l’autorité - intellectuelle et morale.
- La détermination, la volonté et la confiance sont les essentiels de la vie, l’amour, l’amitié, le rêve en sont les épices... L’enseignement est une responsabilité pas juste un boulot mais un vrai devoir de donner le meilleur. « On sème se que l’on récolte ».
- Instruire est chose facile pour un maître habile, mais enseigner sans avoir la connaissance de son art est la plus grande des folies : Tout précepte qui n’est pas fondé sur l’expérience est inutile et vain.
- Presque aucune part n’est réservée à l’enseignement de la parole proprement dite; l’écolier apprend à lire, à écrire, à compter, à raisonner, non à parler. Ils seront dans la vie la proie de quelque bavard, expert au langage courant.
- Aimer. Voilà bien le seul verbe qui, en tout lieu, en tout temps, du plus mauvais sujet fasse un bon complément.
- Toute éducation est élévation, contrainte, épanouissement et promesse de joies. Tous les sens y contribuent; on s’éduque autant par la bouche que par l’oeil ou l’oreille. Est-ce un hasard si ce même terme, goût, désigne le sens de la bouche et une manière de vivre ?
- Au commencement fut le verbe. Amo, amas, amat me servit de Sésame, ouvre-toi : apprendre ces verbes d’ici vendredi fut l’essence de mon éducation; peut-être que cela constitue d’ailleurs, mutatis mutandis, l’essence de toute éducation.
- Phèdre : Tu veux dire le discours de celui qui sait, parole vivante et pensante dont on pourrait dire en toute justice que le discours écrit n’est qu’une simple image ? Socrate : Oui, absolument.
- La promesse est ce qu’il y a de plus courtois et de plus fashionable; l’exécution est une sorte de codicille ou de testament qui atteste une maladie grave dans le jugement de l’auteur.
- Il y a des phrases anodines qui peuvent influencer le destin avec autant de brutalité qu’un serment ou un pacte.
- Devenir. Ce verbe m’avait toujours obsédée, mais c’est en cette circonstance que je m’en rendis compte pour la première fois. Je voulais devenir, même sans savoir quoi. Et j’étais devenue, ça c’était certain, mais sans objet déterminé, sans vraie passion, sans ambition précise.
- Quand nous sommes jeunes, les mots sont éparpillés autour de nous. Au fur et à mesure qu’ils sont assemblés par l’expérience, nous le sommes aussi, phrase par phrase, jusqu’à ce que l’histoire prenne forme.
- La vie est une phrase interrompue.
- La parole est un acte pour les écrivains. C’est un acte dont on parle. Et donc ça fait des choses, ça produit des effets, ça agit. Ce n’est pas un jeu, un ensemble de règles de toutes sortes.