La critique ne doit pas s’écrire : on la parle. À quoi bon écrire ce qui est fait ? Seule, l’œuvre d’art se fait plume en main.
Écrivain, 1864-1910 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons La critique ne doit pas s’écrire : on la parle. À quoi bon écrire ce qui est fait ? Seule, l’œuvre d’art se fait plume en main.
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Source vérifiée
Journal, 1887-1910
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La critique est osée, mais l’art a des ficelles.
La critique, art aisé, se doit d’être constructive.
Ce n’est pas le sujet qui est le but de l’art, mais l’exécution !
Une œuvre d’art n’est jamais belle, par décret, objectivement, pour tous. La critique est donc inutile, elle n’existe que subjectivement, pour chacun, et sans le moindre caractère de généralité.
L’art nous dit quelque chose, même là où nous pensons qu’il ne nous le dit pas. C’est sa force, la force de la littérature, du cinéma, de la peinture.
L’art est un jeu. Tant pis pour celui qui s’en fait un devoir !
On ne peut pas dire d’une œuvre d’art qu’elle soit inutile ; elle est un moyen de communication entre celui qui la crée et celui qui l’admire ; elle répond donc au besoin humain le plus spécifique : mettre en commun.
L’art est une ligne autour de vos pensées.
Peut-être la grande œuvre d’art a moins d’importance en elle-même que dans l’épreuve qu’elle exige de l’homme.
Le dessin est une lutte entre la nature et l’artiste, où l’artiste triomphera d’autant plus facilement qu’il comprendra mieux les intentions de la nature. Il ne s’agit pas pour lui de copier, mais d’interpréter dans une langue plus simple et plus lumineuse.

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