Peut-être la grande œuvre d’art a moins d’importance en elle-même que dans l’épreuve qu’elle exige de l’homme.
Philosophe, 1913-1960 Image : Photograph by United Press International, Domaine public, Wikimedia Commons Peut-être la grande œuvre d’art a moins d’importance en elle-même que dans l’épreuve qu’elle exige de l’homme.
Philosophe, 1913-1960 Image : Photograph by United Press International, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Le mythe de Sisyphe (1942)
Le texte original diffère de quelques mots.
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Est-ce que l’art est autre chose qu’un aveu de notre impuissance ?
Peut-être l’art n’est-il que la volonté quotidienne de se tenir serré contre l’impossible perfection.
L’art, au bout du compte, n’est peut-être pas plus sérieux que le jeu de quilles ? Tout n’est peut-être qu’une immense blague, j’en ai peur…
La beauté de l’art, c’est de n’être pas susceptible de perfectionnement.
L’art est un jeu. Tant pis pour celui qui s’en fait un devoir !
Celui qui s’est voué à l’art est perdu pour les hommes.
Ce qui nous impressionne dans une œuvre d’art est bien rarement l’œuvre en elle-même, mais l’idée que les autres s’en font, et c’est pourquoi sa valeur commerciale subit d’énormes changements.
Ce n’est pas le sujet qui est le but de l’art, mais l’exécution !
L’art est au-dessus des petits scrupules et de l’insignifiance populaire.
Dans les ouvrages de l’art c’est le travail et l’achèvement que l’on considère, au lieu que dans les ouvrages de la nature, c’est le sublime et le prodigieux.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.