Une œuvre d’art n’est jamais belle, par décret, objectivement, pour tous. La critique est donc inutile, elle n’existe que subjectivement, pour chacun, et sans le moindre caractère de généralité.
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- Il n’y a pas de renom universel parce qu’il n’y a pas de langage universel. - L’oeuvre d’art vit dans le regard de celui qui la voit.
- Un art sans spectateur est inconcevable et l’idée de la participation est évidente, dès lors qu’un récepteur peut faire siens les sentiments ou les pensées d’un auteur, et vivre en accord avec eux.
- Aucune oeuvre d’art n’est assez forte pour survivre à la surdité de ceux qui l’écoutent.
- La beauté de l’art, c’est de n’être pas susceptible de perfectionnement.
- L’art est insensé et - comme tout - non dépourvu de sens.
- Ce qui fait d’un livre une oeuvre d’art, c’est précisément tout ce qui empêche de le résumer en une formule, toute cette richesse, cette beauté secrète qui, bien souvent, contredit d’une certaine manière, serait-ce à l’insu de l’auteur lui-même, le mouvement visible de sa pensée.
- Les oeuvres d’art sont d’une infinie solitude. Rien n’est pire que la critique pour les aborder. Seul l’amour peut y parvenir, les garder, être juste envers elles.
- Évidente, l’oeuvre d’art n’en reste pas moins à jamais intraduisible, inexplicable, indicible par quelque autre langage - puisqu’elle ne renvoie qu’à elle-même.
- L’art n’a pas de limite et aucun artiste ne possède la perfection.
- La critique ne doit pas s’écrire : on la parle. A quoi bon écrire ce qui est fait ? Seule, l’oeuvre d’art se fait plume en main.
- Que de beauté l’art n’offre-t-il pas ! À condition de pouvoir retenir ce qu’on a vu, on n’est jamais vide ou vraiment solitaire, mais jamais seul.
- L’art ne peut se relever d’être devenu marchandise, cette perversion du sens est irrémédiable.
- La vie morale de l’homme forme une part du sujet de l’artiste, mais la moralité de l’art consiste dans l’usage parfait d’un moyen imparfait.
- On ne peut pas dire d’une oeuvre d’art qu’elle soit inutile; elle est un moyen de communication entre celui qui l’a crée et celui qui l’admire; elle répond donc au besoin humain le plus spécifique : mettre en commun.
- Il faut bien comprendre que l’art... N’existe pas en tant qu’art, en tant que détaché, libre, débarrassé du créateur, mais qu’il n’existe que s’il prolonge un cri, un rire ou une plainte.