Ca vous a un côté sinistre la photographie… C’est de la mort en image.
Romancier, 1925-2000Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
Ca vous a un côté sinistre la photographie… C’est de la mort en image.
Romancier, 1925-2000Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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La mort est d’abord une image, et elle reste une image.
C’est important de mettre des photos sur les tombes. Sinon on n’est plus qu’un nom. La mort emporte aussi les visages.
Une fois que vous acceptez l’idée que toutes les photographies sont des fictions, des analogies pour les choses représentées, alors vous êtes plus réceptifs à la signification suggérée par cette analogie, par cette fiction. Plus précisément, une photographie parle de choses qui n’existeraient pas sans elle.
Une image n’est ni une présence visible pure, ni un écran tendu devant les choses. Elle est toujours un rapport entre deux choses. La photographie d’un visage nous le donne et soustrait la pensée qui l’anime.
Employée comme moyen d’extériorisation d’un souci créateur, [la photographie] est autre chose qu’une simple copie de la nature. Autrement les « bonnes » photos ne seraient pas si rares.
La photographie littérale introduit au scandale de l’horreur, non à l’horreur elle-même.
Que de gens ont voulu se suicider et se sont contentés de déchirer leur photographie !
La photographie, c’est mieux qu’un dessin, mais il de faut pas le dire.
On dit « une belle mort », comme si la mort pouvait avoir droit à l’esthétique, au raffinement et à la souplesse.
L’art scénique, le seul qui tire l’œuvre de sa fixité irrémédiable, de son irrémédiable solitude, est le plus beau et le plus tragique de tous. Il vit comme la vie, il meurt comme la vie.

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