On ne consulte que l’oreille parce qu’on manque de cœur.
Écrivain, 1623-1662 Image : Clermont Auvergne Métropole, Bibliothèque du patrimoine, GRA 6025, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons On ne consulte que l’oreille parce qu’on manque de cœur.
Écrivain, 1623-1662 Image : Clermont Auvergne Métropole, Bibliothèque du patrimoine, GRA 6025, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Partager sur
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Pensées (1670), Pensées, section I
On ne consulte que l’oreille, parce qu’on manque de cœur: la règle est l’honnêteté. Poète et non honnête homme.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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L’oreille est le chemin du cœur.
En réalité, ce qu’on entend par avoir du cœur, c’est avoir une faiblesse des glandes lacrymales en même temps qu’une légère paralysie du cervelet.
Quand on n’a pas le cœur bête, c’est qu’on n’a pas de cœur du tout.
La bouche garde le silence Pour écouter parler le cœur.
Il faut admettre que si le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas, c’est que celle-ci est moins raisonnable que notre cœur.
Ecoutez ce silence, quel grand fracas il porte en lui ; et rien ne sert de se couvrir les oreilles.
Je ne sais ce que c’est que le cœur, moi, je n’appelle ainsi que les faiblesses de l’esprit.
Les écumes du cœur ne se répandent pas sur le papier. On n’y verse que de l’encre, et à peine sortie de notre bouche la tristesse criée nous rentre à l’âme par les oreilles et plus ronflante, plus profonde.
Je parle au cœur plus qu’à l’oreille. C’est ce qui explique mon succès. Car tout le monde a un cœur, et tout le monde n’a pas d’oreille.
Il est facile de tromper l’œil, mais il est difficile de tromper le cœur.

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