Connaître n’est donc pas un engagement moral : savoir, comprendre, est une nécessité. La seule chose qui permet de sentir qu’on est encore un homme digne de respirer.
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- S’il faut être juste pour autrui, il faut être vrai pour soi, c’est un hommage que l’honnête homme doit rendre à sa propre dignité.
- Toute notre dignité consiste donc en la pensée. C’est de là qu’il faut nous relever, et non de l’espace et de la durée, que nous ne saurions remplir. - Travaillons donc à bien penser : voilà le principe de la morale.
- Quand il s’agit de valeur morale, l’essentiel n’est point dans les actions, que l’on voit, mais dans ces principes intérieurs des actions, que l’on ne voit pas.
- Seul l’homme qui sait ce que c’est d’être vaincu peut atteindre le plus profond de son âme et revenir avec le supplément de force qu’il faut pour gagner.
- Il serait temps que l’homme reconnaisse que la relation avec l’autre est bien plus essentielle qu’un monde fermé, reposant sur la seule conscience de soi.
- On ne songe qu’à conserver son enfant; ce n’est pas assez; on doit lui apprendre à se conserver étant homme, à supporter les coups du sort, à braver l’opulence et la misère...
- On a donc raison de dire que c’est par la pratique de la justice et de la tempérance qu’on devient juste et tempérant. Faute de cette pratique, nul ne deviendra honnête homme.
- Il n’y a dans l’homme que l’estomac à pouvoir être pleinement satisfait. La soif de connaissance et d’expérience, le désir d’agrément et de confort, ne peuvent jamais être apaisés.
- L’agrément de la raison ne suffit pas pour adopter une éthique. Il faut aussi l’adhésion du coeur.
- Le devoir de qui aime les hommes est peut-être de faire rire de la vérité, faire rire la vérité, car l’unique vérité est d’apprendre à nous libérer de la passion insensée pour la vérité.
- C’est le métier de tout homme de parler de patience à ceux qui se tordent sous le poids de la souffrance; mais nul n’a la vertu ni le pouvoir d’être si moral, quand il endure lui-même la pareille.
- C’est dans l’homme, dans sa raison et dans sa liberté qui constituent sa dignité, qu’il faut fonder les principes du respect de l’autre, non dans une divinité.
- Il n’y a rien, madame, qui marque davantage qu’on a de l’esprit, que de croire n’en pas avoir, et il est de la nature de ce bien-là, que plus on en a, plus on croit en manquer.
- Etre en accord et en paix avec sa propre conscience est la condition majeure et primordiale qu’un homme de bien puisse requérir.