La conception socialiste du processus révolutionnaire est caractérisée par deux traits fondamentaux que Romain Rolland a résumé dans son mot d’ordre : Pessimisme de l’intelligence, optimisme de la volonté.
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- Il faut allier le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté.
- Le pessimisme de la connaissance n’empêche pas l’optimisme de la volonté.
- Que peut opposer une classe innovatrice au formidable ensemble de tranchées et de fortifications de la classe dominante ? L’esprit de scission, c’est-à-dire l’acquisition progressive de la conscience de sa propre personnalité historique.
- Cette intelligence de la médiocrité marquera dans le temps notre époque moderne. On la voit s’exprimer hautement et largement dans l’architecture, abondamment dans la littérature, et complètement dans la politique.
- L’esclavage ! L’esclavage ! Voilà le vrai nom de la passion. Vous n’avez toutes qu’un seul rêve, qu’une seule idée au cerveau : faire que votre faiblesse rompe la force de l’homme et que votre futilité gouverne son intelligence !
- La marque d’une intelligence de premier plan est qu’elle est capable de se fixer sur deux idées contradictoires sans pour autant perdre la possibilité de fonctionner. On devrait par exemple pouvoir comprendre que les choses sont sans espoir, et cependant être décidé à les changer.
- Nous avons affaire à des hommes. Nous serions naïfs d’espérer uniquement de l’intelligence et du dévouement. C’était fatal que nous rencontrions aussi l’abjection, la sottise.
- Une révolution est toujours inaugurée par des naïfs, poursuivie par des intrigants, consommée par des scélérats.
- On devinerait presque toutes les énigmes de la politique, si l’on voulait d’abord bien étudier les bonnes ou mauvaises qualités de ceux qui la dirigent.
- Le néolibéralisme n’est pas un programme économique - c’est un programme politique conçu pour produire le désespoir et tuer toute alternative future.
- Une croyance politique n’est, souvent, qu’un acte de foi dépourvu de support rationnel. Elle a pour origine le mécontentement chez les illettrés, l’envie et l’ambition chez les hommes instruits.
- Le socialisme est une philosophie de l’échec, un principe de l’ignorance et l’évangile de la jalousie.
- Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté.
- La sagesse, en politique, c’est dire naïvement tout ce que l’on veut, tout ce que l’on pense et l’appliquer efficacement, à bon escient, c’est aussi avoir des perspectives fuyantes.
- L’espèces de gens qui n’étaient pas heureux quand ils étaient enfants est l’espèce qui croit à l’intelligence, au progrès et à l’entendement.