Je comprenais l’amour conjugal autrement que ne le comprend la plupart des hommes, et je trouvais que sa beauté, que sa magnificence gît précisément en ces choses qui le font périr dans une foule de ménages.
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- L’amour que les femmes inspirent à un homme comporte des éloges sans hypocrisie, et qu’il est difficile de ne pas savourer; mais quand cet homme appartient à une amie, ses hommages causent plus que de la joie, c’est de célestes délices.
- Hélas ! Il faut avoir expérimenté la vie pour savoir que le mariage exclut la passion, que la famille ne saurait avoir les orages de l’amour pour base.
- Ne pourrait-on découvrir l’art de se faire aimer de sa femme ?
- Pour la plupart des gens, aimer est un détail de l’existence, au même titre que le sport, les vacances, les spectacles. L’amour a intérêt à être pratique, à cadrer avec la vie que l’on s’est choisie.
- Le miracle des hommes, c’est d’avoir obtenu d’une fonction un plaisir raffiné, et d’avoir créé un art d’aimer à son tour générateur de l’Amour dans l’Art.
- Tenez, je vais faire une comparaison bien vulgaire. Pourquoi beaucoup de femmes prennent-elles pour amants des hommes qui ne valent pas leurs maris ?... Parce que le plus grand charme de l’amour est l’attrait affriandant du fruit défendu.
- Un amour sans discernement est, chez un mari, une faute qui peut préparer tous les crimes d’une femme !
- Une femme ne peut aimer passionnément qu’après avoir été mariée. Si je la pouvais comparer à une maison, je dirais qu’elle n’est habitable que lorsqu’un mari a essuyé les plâtres.
- L’amour est comme la mer, qui vue superficiellement ou à la hâte, est accusée de monotonie par les âmes vulgaires. Tandis que certains êtres privilégiés passent leur vie à l’admirer en y trouvant sans cesse de changeants phénomènes qui les ravissent.
- Je suis même certain qu’une femme n’est mûre pour l’amour vrai qu’après avoir passé par toutes les promiscuités et tous les dégoûts du mariage qui n’est, suivant un homme illustre, qu’un échange de mauvaise humeur pendant le jour, et de mauvaises odeurs pendant la nuit.
- Etre le principe constant du bonheur d’un homme quand cet homme le sait et mêle de la reconnaissance à l’amour, ah ! Chère, cette certitude développe dans l’âme une force qui dépasse celle de l’amour le plus entier.