Certains ont une vie érotique variée et excitante ; d’autres sont réduits à la masturbation et la solitude.
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Extension du domaine de la lutte
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Celui qui se prive de plaisir accumule des désirs fantômes et malsains dans les moindres recoins de sa vie.
Choisie ou forcée, transitoire ou définitive, la solitude est de plus en plus préférée au lien forcé. On apprend à l’aménager et à profiter de son égoïsme.
Les gens vivent les uns près des autres, mais pas ensemble. Ils s’épient, se jalousent passionnément et demeurent côte à côte par une habitude plus grégaire que solidaire.
C’est fou ce qu’on peut passer de temps, dans une vie d’homme, à vouloir éteindre des passions !
L’attachement à soi augmente l’opacité de la vie.
Ce qui rend les hommes sociables est leur incapacité à supporter la solitude et donc, eux-mêmes.
Les femmes d’un certain âge deviennent folles pour un rien, une piqûre de moustique sur une fesse gonflée d’amertume, un amant refroidi ou une ménopause lente à se déclarer.
Il y a des traits qu’on n’enlève pas aux gens, qu’ils portent sur eux toute leur vie, malgré la vieillesse, malgré la laideur, malgré les épreuves. Cela peut être la douceur. Ou l’enfance. Ou le malheur.
L’indulgence d’une femme est le ciment de l’habitude, mais elle n’est qu’un faible levier de l’amour.
Ainsi d’autres partent en mer, d’autres se font fils de leurs œuvres, d’autres finissent de s’arracher les yeux aux livres, d’autres s’absentent au monde, d’autres s’enfouissent dans l’orient populeux, d’autres s’injectent la mort, d’autres se pendent à leur famille.

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