C’est aux premiers regards portés, en famille, autour de la table, sur les sièges plus écartés, que se fait l’adieu véritable.
Écrivain, 1839-1907C’est aux premiers regards portés, en famille, autour de la table, sur les sièges plus écartés, que se fait l’adieu véritable.
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Le Dernier Adieu
… Et ni le lugubre drap noir, Ni le Dies irae farouche, Ne donnent forme au désespoir: La stupeur clôt l’âme et la bouche. Incrédule à son propre deuil, On regarde au fond de la tombe, Sans rien comprendre à ce cercueil Sonnant sous la terre qui tombe.C’est aux premiers regards portés, En famille, autour de la table, Sur les sièges plus écartés, Que se fait l’adieu véritable.
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À ce qu’il paraît, c’est le genre de fantaisie qui prend les pères de famille de temps à autre. Mais la plupart se croisent les bras en attendant simplement que ça leur passe.
Il est temps que se brise le cercle de l’indifférence pour recommencer à découvrir la beauté de la rencontre et du dialogue.
Assieds-toi au banquet de la vie ; ne t’y accoudes pas.
Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, danse, aime, bleu laquais, ris d’oser des mots roses.
Des doux objets de la tendresse, une épouse et des enfants couronnent la vieillesse.
À la familiarité de la table, j’associe le plaisant, non le prudent ; au lit, la beauté avant la bonté.
Les vacances de la légalité.
Les vieillards voient mieux à distance, des yeux de l’esprit comme de ceux du corps.
C’est rudement commode, un enterrement. On peut avoir l’air maussade avec les gens : ils prennent cela pour de la tristesse.
Douloureuse la perte… Mais plus terrible le manque. L’absence. Non, pas l’absence, car l’absence est perte encore, a un contraire. Ce qui n’a jamais été : cette fenêtre condamnée dans le couloir de notre enfance.

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