L’art étant devenu une des occupations recherchées des riches, les expositions se suivent avec un égal succès, quelles que soient ce qu’on exhibe, pourvu que les négociants de la presse s’en mêlent et que les étalages aient lieu dans une galerie connue.
Image : L’art étant devenu une des occupations...

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- Quand on y songe, les grands magasins sont un peu comme des musées.
- Pour le profane, une promenade champêtre revenait à marcher dans une galerie d’art remplie d’oeuvres merveilleuses, mais dont les neuf dixièmes seraient tournées vers le mur.
- Prophétie. L’art et la manière de vendre sa crédibilité avec une livraison future.
- A la suite des auteurs, les critiques docilement décrétaient que l’office essentiel de l’oeuvre d’art est de plaire. Le succès est la loi; et quand le succès dure, il n’y a qu’à s’incliner.
- Le progrès en art ne consiste pas à étendre ses limites, mais à les mieux connaître.
- L’Art est d’abord magique, puis religieux; au seizième siècle de notre ère, il renaît égocentrique; quatre cents ans plus tard il se fait peur sur les bords du néant; finalement il se jette tout entier dans les bras du marketing.
- L’art est une sorte de scandale, un exhibitionnisme dont la seule excuse est qu’il s’exerce chez les aveugles.
- Aujourd’hui, tout est devenu un commerce : l’art, l’existence, la sexualité, la quête du bonheur... Pourtant, c’est l’essentiel ! Chercher à s’épanouir simplement en restant honnête vis-à-vis de soi-même, sans s’être jamais mal vendu ou avoir été mal acheté, c’est pas mal non ?
- J’ai d’ores et déjà compris une chose, c’est que l’art est un masque. C’est le masque qui rend acceptable, tolérable, visible, appréciable même peut-être, pour la société, une singularité qui normalement, vous condamne à en être rejeté.
- Les productions de l’art ont leur valeur en elles-mêmes.
- Tout ce qui est fait au nom de l’art reflète ce qui se passe dans le monde.
- Plus un art est contestable, plus ceux qui s’y livrent tendent à se croire investis d’un sacerdoce et à exiger qu’on s’incline devant ses mystères.
- Ce qui nous impressionne dans une oeuvre d’art est bien rarement l’oeuvre en elle-même, mais l’idée que les autres s’en font, et c’est pourquoi sa valeur commerciale subit d’énormes changements.
- Et quand l’art nous convie au festin émerveillé, parfois il se pare de la mélancolie qui s’attache à la connaissance de notre finitude. Cette association secrète entre deux sentiments qu’on aurait pu croire contradictoires nous indique que l’émerveillement est souvent composite.