Apprenez enfin qu’un gentilhomme qui vit mal est un monstre dans la nature ; que la vertu est le premier titre de noblesse.
Dramaturge · 1622-1673 Image : Pierre Mignard I · Domaine public · Wikimedia Commons Apprenez enfin qu’un gentilhomme qui vit mal est un monstre dans la nature ; que la vertu est le premier titre de noblesse.
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Source vérifiée
Dom Juan ou le Festin de pierre (1665), acte IV, scène 4, Dom Louis
… ils vous désavouent pour leur sang, et tout ce qu’ils ont fait d’illustre ne vous donne aucun avantage; au contraire, l’éclat n’en rejaillit sur vous qu’à votre déshonneur, et leur gloire est un flambeau qui éclaire aux yeux d’un chacun la honte de vos actions.Apprenez enfin qu’un gentilhomme qui vit mal est un monstre dans la nature; que la vertu est le premier titre de noblesse; que je regarde bien moins au nom qu’on signe, qu’aux actions qu’on fait, et que je ferais plus d’état du fils d’un crocheteur, qui serait honnête homme, que du fils d’un monarque qui vivrait comme vous.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
L’honneur et la vertu sont deux trésors que nul n’a le pouvoir ni de nous donner, ni de nous ôter.
Sur le terreau de l’anomie, de l’absence de repères, du relativisme moral poussent le pire des obscurantismes.
Jamais on ne s’était si fort déchaîné contre le théâtre.
Quoi qu’on en puisse dire, les galants n’obsèdent jamais que quand on le veut bien. Il y a un certain air doucereux qui les attire, ainsi que le miel fait les mouches.
Il est beau qu’une femme soit insensible, et conserve son cœur exempt des flammes de l’amour ; mais ce qui est vertu en elle, devient un crime dans un homme.
Dans l’amoureux empire
Le mal n’est pas si grand que l’on le fait ;
Et lorsqu’on aime, et que le cœur soupire,
Son propre mal souvent le satisfait.
La philosophie est un présent du ciel : elle nous a été donnée pour porter nos esprits à la connaissance d’un Dieu, par la contemplation des merveilles de la nature.
Est-on sage,
Dans le bel âge,
Est-on sage
De n’aimer pas ?
Que sans cesse,
L’on se presse
De goûter les plaisirs ici-bas.
On disputera fort et ferme de part et d’autre, comme nous avons fait, sans que personne se rende ; un petit laquais viendra dire qu’on a servi, on se lèvera, et chacun ira souper.
Le tonnerre et la pluie ont promptement passé,
Et n’ont point de ces lieux le beau monde chassé.
Plût au ciel, dans les dons que ses soins y prodiguent,
Qu’ils en eussent chassé tous les gens qui fatiguent !

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