L’amour humain ne connaît rien qui se puisse appeler victoire ; à peine quelques petits succès stratégiques avant le désastre final de la mort ou de l’indifférence.
1904-1991L’amour humain ne connaît rien qui se puisse appeler victoire ; à peine quelques petits succès stratégiques avant le désastre final de la mort ou de l’indifférence.
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Le fond du probleme
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Le tragique de la vie, c’est que nous ne savons guère tirer parti des instants favorables.
L’amour sans respect n’est pas l’amour. En prendre conscience et le fuir ne constitue ni un échec ni même une défaite, mais une grande, une très grande victoire.
Une victoire racontée en détail, on ne sait plus ce qui la distingue d’une défaite.
Aimer et mourir sont deux lueurs qui ne font qu’un seul feu, et sans doute est-ce pour cela que nous aimons si peu, si mal : il nous faudrait consentir à notre propre défaite.
Amour et mort, rien n’est plus fort.
Il n’y a pas de peine irrémédiable, sauf la mort.
Vouloir faire l’amour, c’est un signe de vie : les morts ont pas ce genre d’envie-là.
On ne vit pas plus ou moins longtemps heureux. On l’est. Un point, c’est tout. Et la mort n’empêche rien – c’est un accident du bonheur en ce cas.
Il n’est pas donné aux mortels de commander le succès.
Rien ne réussit comme le succès.

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