Une victoire racontée en détail, on ne sait plus ce qui la distingue d’une défaite.
Écrivain, 1905-1980 Image : User:T1980, CC BY 3.0, Wikimedia Commons Une victoire racontée en détail, on ne sait plus ce qui la distingue d’une défaite.
Écrivain, 1905-1980 Image : User:T1980, CC BY 3.0, Wikimedia Commons Partager sur
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Le diable et le bon Dieu; trois actes et onze tableaux
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Je ne connais pas de vainqueur que la victoire ait mis d’humeur chagrine.
La victoire n’est rien, mon garçon, la victoire ne laisse pas de traces, c’est un assouvissement passager. La vie, c’est la défaite.
Il est souvent telle victoire Qui, loin de l’augmenter, affaiblit notre gloire.
On apprend peu par la victoire, mais beaucoup par la défaite.
Dans une guerre, la victoire même est une défaite.
Une victoire obtenue par la violence équivaut à une défaite, car elle est momentanée.
Une défaite ne peut-être que le prélude à un revirement alors que la victoire tend à nous encourager à garder le même comportement. La défaite est novatrice, la victoire est conservatrice.
L’amour humain ne connaît rien qui se puisse appeler victoire ; à peine quelques petits succès stratégiques avant le désastre final de la mort ou de l’indifférence.
La plus grande victoire c’est peut-être d’admettre sa défaite…
Une victoire retardée peut tendre les nerfs autant qu’une défaite prolongée.

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