Il est souvent telle victoire Qui, loin de l’augmenter, affaiblit notre gloire.
1628-1703Source : Le Sanglier et l’Ane
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Il est souvent telle victoire Qui, loin de l’augmenter, affaiblit notre gloire.
1628-1703Source : Le Sanglier et l’Ane
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Une victoire racontée en détail, on ne sait plus ce qui la distingue d’une défaite.
La victoire n’est pas toujours gagner la bataille… Mais s’élever à chaque fois que vous tombez.
L’obstacle nous fait grands. Par l’obstacle excité, l’homme, heureux à poursuivre une pénible gloire, va se perdre à l’écueil de la prospérité, vaincu par sa propre victoire.
Une défaite ne peut-être que le prélude à un revirement alors que la victoire tend à nous encourager à garder le même comportement. La défaite est novatrice, la victoire est conservatrice.
Plutôt qu’ébranler la justice par la force qui fait haïr, mieux vaut se refuser une victoire décriée. On goûte un triomphe d’une heure, mais bientôt il se fane et fait la honte d’un foyer.
À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.
Si l’on vit assez longtemps, on voit que toute victoire se change un jour en défaite.
Il y en a qui crient victoire sous prétexte qu’ils ont gagné… la sortie.
On n’est jamais plus faible qu’au lendemain d’une victoire durement acquise, on est prêt à céder sur tous les points lorsqu’on a gagné ce qui nous semblait important.
On apprend peu par la victoire, mais beaucoup par la défaite.

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