- Il s’asseyait sur la crèche de ses boeufs, et avait peur que la charmeuse ne lui eût ôté le courage, la raison et la santé.
- On n’accepte en réalité la vieillesse et la mort qu’à l’heure où elles arrivent.
- L’homme fort sent sa propre dignité, rit en lui-même des pitoyables inventions avec lesquelles on veut tenter son courage, et, sûr de leur impuissance, il s’endort sans inquiétude et s’éveille sans crainte.
- La vie est une longue blessure qui s’endort rarement et ne se guérit jamais.
- La rupture s’est faite. L’amour s’est envolé. Bon voyage !
- Oui, c’est être heureux que de vivre dans deux âmes à la fois; autant dire avoir deux âmes; c’est la vraie définition de l’amour, n’est-ce pas ? C’est le complément de la vie, c’est son apogée; c’est végéter que d’être seul.
- Crois-tu qu’il y ait autre chose dans la vie que l’amour ? Pour moi, je ne le crois pas.
- L’amour n’est pas autre chose que l’idée de la supériorité de l’être qu’on possède, et, cette idée détruite, il n’y a plus que l’amitié.
- Laisse-moi adorer cette pitié sainte qui a survécu en toi à l’amour brisé. Elle ne m’humilie pas comme tu crois.
- Le coeur tranquillisé et assaini peut seul concevoir un grand amour et l’entretenir fort, même dans la douleur de l’absence.
- Le parfum de l’âme, c’est le souvenir. C’est la partie la plus délicate, la plus suave du coeur, qui se détache pour embrasser un autre coeur et le suivre partout. L’affection d’un absent n’est plus qu’un parfum, mais qu’il est doux.
- L’amour vrai, l’amour sacré, l’amour de l’âme n’habite point le coeur de l’incrédule.
- Il était impossible de voir un vieillard plus jeune et plus vif, buvant sec et ne se grisant jamais, chantant et folâtrant avec la jeunesse sans jamais se rendre ridicule, parce qu’il avait l’esprist chaste et le coeur naïf.
- Le coeur de l’homme est fait pour la tranquillité comme un oiseau pour la cage.
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