Vois-tu, il est en effet facile de passer pour un dieu lorsqu’on dispose de pouvoirs supérieurs à ceux des autres hommes. Et la tentation est grande d’user de cette facilité pour dominer ses semblables.
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- Le pouvoir est une source de tentation difficilement contrôlable. Une carte tricolore et une arme peuvent donner l’impression d’être supérieur, à bien des égards, aux autres et à la loi parfois.
- Qui marche assurément n’a point peur de tomber : Dieu fait part, au besoin, de sa force infinie. Qui craint de le nier, dans son âme le nie : il croit le pouvoir faire, et doute de sa foi.
- Si on a le bon Dieu avec soi, les inspirations se cristallisent en créations heureuses. Si c’est le contraire, ça ne devient plus que de l’effort et de l’agitation stériles.
- La certitude d’un dieu qui donnerait son sens à la vie surpasse de beaucoup en attrait le pouvoir impuni de mal faire.
- Le représentant de Dieu, selon moi, doit allier les qualités d’intelligence et de patience à un esprit aigu d’analyse et de synthèse, une indépendance de caractère et une totale objectivité d’appréciation.
- L’homme n’est qu’une force, avec un pouvoir sublime qu’il appelle son intelligence, mais toutes les puissances prennent leur source dans la Matière sans commencement ni fin.
- Nul homme doué de raison, s’il est tant soit peu philosophe, ne pourra jamais cesser de s’émerveiller de ce que peut accomplir le simple contact d’une femme, qu’elle soit un démon ou une sainte.
- Cède à la force ouverte, et supporte l’empire D’un grand que tu dois ménager : S’il a le pouvoir de te nuire. Peut-être dans la suite il saura t’obliger.
- Si l’homme veut se faire Dieu, il s’arroge le droit de vie ou de mort sur les autres. Fabricant de cadavres, et de sous-hommes, il est sous-homme lui-même et non pas Dieu, mais serviteur ignoble de la mort.
- Il n’y a pas de pouvoir sans limites sinon celui de Dieu.
- Presque tous les hommes peuvent faire face à l’adversité; mais si vous voulez tester la capacité de quelqu’un, donnez-lui le pouvoir.
- Un dieu que la raison dominerait ne serait ni un dieu personnel, ni un dieu transcendant. C’est en affirmant à la fois qu’il existe et qu’il la dépasse que la raison le connaît en tant que Dieu.
- Car le propre de la divinité c’est l’entêtement. Si l’homme savait pousser l’obstination à son point extrême, lui aussi serait déjà dieu. Voyez les savants, et les secrets divins qu’ils arrachent de l’air ou du métal, simplement parce qu’ils se butent.
- Dieu est pour le bien des hommes à quelques conditions : qu’on l’honore, qu’on le prie, qu’on lui fasse des sacrifices. Sinon, dieu devient terrible ! Il te fait le déluge, l’exil, la guerre, la sécheresse, la foudre, au choix.
- Les dieux au pluriel, les puissances mythiques de tous genres, sont des objets du monde environnant : ils ont la même réalité que l’animal ou l’homme. Dans la notion de Dieu le singulier est essentiel.